Tusk

Kevin Smith, 2014

par

Trois ans après le très bon Red State, qui marquait sa première intrusion dans le flim à potentiel perturbant (une histoire de secte évangéliste menée par un Michael Parks habité), le génial Kevin Smith revient avec Tusk. Dans cette farce macabre, Wallace, un podcaster (toujours impeccable Justin Long) se retrouve prisonnier d’un vieil homme (dérangé et dérangeant Michael Parks),  bien décidé à le transformer en … morse. L’animal, pas l’inspecteur écossais du dimanche soir de France 3. On n’attendait pas Kevin Smith à la croisée de Human Centipede et Misery. Et pourtant, c’est une nouvelle réussite.

Au niveau des griefs, on regrettera peut-être le ton finalement un peu trop drôle de l’ensemble, on aurait presque voulu voir Kevin réaliser un gros flim malsain. Pour voir. Dans le même ordre d’idée, la transformation est peut-être trop rapide… mais au moins cela donne l’occasion, dans la deuxième partie du flim de profiter de la charmante Genesis Rodriguez et de revoir Haley Joel Osment, qui a bien forci depuis le Sixième sens et IA. Tous deux incarnentavec conviction les amis de Wallace partis à sa recherche au Canada, épaulés par un détective pour le moins particulier, Guy Lapointe. Crédité au générique en tant que ‘Guy Lapointe’, l’œil aguerri reconnaitra sous l’épais maquillage et la moustache les traits de Johnny Depp, qui n’a donc toujours pas abandonné les rôles grimés.

Pour le reste, on savourera une nouvelle performance parfaite de Michael Parks et la (très) bonne tenue du reste du casting, le sens du dialogue de Kevin et sa réalisation tout à fait sobre. Au final, c’est un chouia moins bien que Red State mais c’est un très bon moment au demeurant.

A noter dans les bonus DVD la présence d’une « jolie » séquence animée coupée au montage. Pour ma part c’est Guy Lapointe que j’aurais coupé au montage, mais bon …

source: impawards.com

source: impawards.com

Laisser une trace

  • (will not be published)