The Devil Inside

William Brent Bell, 2012

par

Il faut savoir un truc : dans notre bonne vieille capitale internationale de la moutarde -enfin, on continue à vous le faire croire-, on n’a pas forcément la chance de voir tous les flims d’épouvante ou d’horreur qui sortent dans notre belle contrée. Enfin, je dis “tous les flims » mais il n’y en a pas tant que ça, tout juste 2 à 3 par mois, et encore. Mais ce The Devil Inside est arrivé jusqu’à nous. Alors j’y suis allé. Histoire qu’il fasse une entrée de plus, car pessimiste que je suis, je ne puis m’empêcher de penser qu’à terme si les flims du genre ne marchent plus du tout, ils ne seront plus du tout distribués et finiront tous en direct-to-dvd. Dans le meilleur des cas.

Malgré des critiques fort négatives et des avis spectateurs idoines, j’ai donné sa chance au produit. Et c’est vraiment pas bon, ça m’apprendra.

La jeune et jolie Isabella Rossi tourne un documentaire sur sa mère, Maria. Cette dernière, il y a 20 ans, a assassiné 3 curetons lors d’une séance d’exorcisme dont elle était le sujet. Après cet évènement, elle fut curieusement internée en Italie, au Vatican. Voilà donc notre Isabella à Rome en compagnie de son cameraman. Très vite, elle rencontre sa mère, toujours possédée, et recrute rapidement deux prêtres pour pratiquer un exorcisme non-officiel. Et évidemment, l’entreprise tourne mal.

Tourné en camera à l’épaule, façon documentaire, The Devil Inside est un condensé de scènes déjà vues ailleurs, et de surcroit en mieux. Aucune surprise, aucune passion, aucune patte. C’est du prémâché. Aux passages de blabla face caméra, succèdent des scènes involontairement drôles et tout à fait pathétiques. Il y a bien une ou deux idées prometteuses mais elles sont gâchées dans la seconde qui suit.

Je l’ai vu en VF -faut pas rêver non plus-, les comédiens m’ont paru bien patauds, et le doublage catastrophique n’a rien arrangé.

A part la plastique de l’actrice principale, plutôt choucarde, je ne qu’une seule circonstance atténuante pour ce sombre The Devil Inside : sa fin. Certainement l’une des plus grotesque de l’histoire du cinéma d’épouvante.

Le précédent flim du réalisateur, William Brent Bell, Stay alive, n’était déjà pas bon, mais était quand même bien mieux. Et il y avait Wendell Pierce, Frankie Muniz, Samaire Armstrong et Sophia Bush en plus.

Si vous voulez voir un flim de possession correct en caméra à l’épaule je vous recommanderai la vision de The Last ExorcismLe dernier exorcisme chez nous-, qui, s’il a lui aussi trop de scènes de blabla, est tout de même doté d’une scène de fin inattendue et plutôt réussie.

 

BONUS

Tiens, allez, détournez les yeux si vous comptez le voir, je vous raconte la scène finale. Isabella est possédée à son tour. Plan fixe, caméra embarquée dans l’habitacle d’une voiture. Isabelle se bat à l’arrière avec un des curés -vous vous doutez que son pote, le gros, est mort-, tandis que le cameraman conduit. Parvenant à s’échapper de l’étreinte du cureton, Isabella sert le pauvre conducteur et commence à l’endormir. Alors que le prêtre et la gamine ont repris leur combat, le troisième larron s’évanouit au volant, non sans avoir détaché sa ceinture. Sans conducteur apte, la voiture est accidentée. Après moult tonneaux, le flim s’achève sur le même plan fixe de l’intérieur de l’habitacle, plus personne ne bouge. Fondu au noir -ou coupe, je ne sais plus-. “Directed by William Brent Bell”. Chapeau mon grand.

Si ça se trouve, il y avait un gag à la fin du générique mais j’ai pas eu le courage de rester jusqu’au bout, ce que normalement je fais à chaque fois. Mais là, non, faut pas déconner.

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