My Soul to Take

Wes Craven, 2010

par

Un individu, possédant pas moins de 7 personnalités, tue sa femme enceinte, son psy et quelques policiers avant de s’évader dans la nature. S’est-il noyé ? S’est-il enfuit ? Nous n’en savons rien. Toujours est-il que seize ans plus tard, les gens sont persuadés que les 7 marmots nés ce jour-là ont chacun hérité d’une de ses « personnalités »… et que le tueur va revenir pour eux, ou par eux. Un des gamins, surnommé  Bug et qui, je cite aurait dû mourir cette nuit-là, a, bien entendu, des visions de cauchemar de ses petits copains alors qu’ils meurent les uns après les autres. Pitch formidable, hein ?

Pour le coup, le vieux Wes n’est pas en grande forme. L’histoire est plutôt idiote, et le tout est fortement convenu. Encore ça pourrait être efficace, mais même pas. 1h47, pour ça, mais non quoi. En enlevant deux-trois scènes de comédie ratées, ça pouvait largement tenir en 1h15, et on n’aurait pas été fâché. Principal souci du flim, outre son rythme, le jeu des comédiens principaux. Ces jeunes gens n’y croient à aucun moment. A croire que Wes ne s’est jamais préoccupé de les diriger. Le petit Max Thieriot, sur qui repose l’essentiel du projet, tente bien de sauver les meubles, mais il n’a rien d’un Edward Norton.

Au final, on pourrait détester ce flim… mais non. Parce que le petit côté j’en foutre qui se dégage de l’œuvre la rend par moment attachante. Peut-être était-ce finalement volontaire cette absence de direction. Peut-être Wes Craven a-t-il cherché à refaire un slasher plutôt rigolo comme l’était Scream en son temps, mais cette fois-ci en se jouant purement et simplement de ses jeunes acteurs. Le procédé serait un peu malsain, j’en conviens, mais au moins, ça nous ferait un début d’explication.

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