Michel Sardou – Musulmanes (1987)

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Bien le bonsoir jeunes gens ! Ce soir, je répare une injustice, que dis-je une faute de goût de ma part : en effet, une semaine et demi depuis l’ouverture de ce blog, et je n’ai pas encore parlé de mon chanteur français (voire mondial) préféré, j’ai nommé le grand, l’unique, the Chosen One : Michel Sardou, que je nomme affectueusement Michel…

Michel, c’est un peu ma référence musicale à moi, le chanteur que j’ai le plus écouté pendant les 10 premières années de ma vie, le type dont je vivais les fins d’albums en faisant l’avion debout sur le canapé tellement j’étais pris dans l’ambiance grandiose et terriblement prenante de ses morceaux qui cloturaient ses galettes, et que je relançais parfois 3 à 4 fois dans la même journée. Les paroles de Michel, quand on est gosse, on a pas tous les outils pour en saisir la substantifique moëlle, pour séparer le grain de l’ivraie, pour saisir ce qu’il veut réellement dire dans ses paroles ambigües : mais en fait même adulte, avec le recul nécessaire, après avoir essayé d’aborder de manière totalement objective son parcours et ses opinions, il est très difficile de savoir ce que pense vraiment l’homme Michel. Alors, en fait, on prend le parti de s’en foutre un peu, et de jouer le jeu qu’il instaure avec nous ses auditeurs, et le prendre pour ce qu’il est avant tout : un interprète et un acteur.

Michel c’est une quarantaine d’années dans le show-biz et la chanson, une vingtaine d’albums tous multi vendus, et une bonne cinquantaine de tubes qui disent immédiatement quelque chose à l’oreille. il est de la génération dorée de Johnny, Eddy, Delpech ou Dick Rivers, mais lui se spécialise d’entrée de jeu dans un genre qu’il ne quittera jamais : la bonne vieille variété populaire. Ce qui ne l’empêchera de jouer le rôle du poil à gratter de la société, en s’invitant dans tous les sujets brûlants des années 70 (loi du Talion, la prostitution, le colonialisme, le patriotisme, la politique, la peine de mort…). Une réputation et des textes sulfureux qui lui vaudront bien malgré lui de sérieux problèmes (menaces de mort, annulations de concerts). Il reviendra à un registre plus calme et moins polémique mais non dénués de grands textes et de grandes envolées dans les années 80. Les années 90 seront, à mon humble avis, le début de la fin avec une rentrée dans le moule conventionnel de la soupe populaire qu’on administre aux oreilles derrière leur transistor (textes plutôt passe partout et arrangements musicaux relativement pauvres).

Mais pendant près de 20 ans de 1970 à 1990, il y a eu des morceaux extraordinaires. Celui que je vous présente ce soir a d’ailleurs remporté la Victoire de la Musique de la Chanson de L’Année 1987, malgré une intro d’1’30 » sans chant et une durée totale de 6 min 30, sur un thème relativement sensible : « Musulmanes ». Une chanson qui atteindra la 5ème place du Top 50 en janvier 1987 (seulement…) ; Michel était bien encadré dans ce classement entre Dorothée et Emmanuelle. Pour l’anecdote, selon Michel, cette chanson a été écrite pendant un Paris Dakar auquel il participa en 1984 ou en 1985, au volant d’une Lada (ouais, une Lada!)

Je vous laisse apprécier ce petit court-métrage relativement bien troussé, profitez-en bien d’ailleurs car Michel ne s’est pas beaucoup fourvoyé dans le scopitone et le clip par rapport à la masse de morceaux à succès qu’il a enregistrés.

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En complément, un magnifique enregistrement d' »Aujourd’hui peut être », chanson écrite par son père Fernand, et ici chantée en la présence du regretté et talentueux Louis de Funès (dans « Les Rendez-Vous du Dimanche », grand moment de la 1ère chaine de l’ORTF, présenté par Michel « Gnifique » Drucker).

Plus la Face B d’Afrique Adieu, « Minuit Moins Dix ».

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Merci 1000 Fois Michel ! Je reparlerai de toi incessamment sous peu, c’est promis !

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