L.A. Noire

J'ai quelques bafouilles de retard, ça tombe bien, j'ai presque envie d'écrire.

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J’ai quelques bafouilles de retard, ça tombe bien, j’ai presque envie d’écrire.

Je l’attendais cet L.A. Noire; si bien que pour la première fois de ma vie, j’ai réservé un jeu chez Micromania. Du jamais vu. Les trailers, l’idée d’un jeu d’enquêtes dans un univers ouvert, la signature Rockstar Games (GTA, Red Dead …)  sur la boîte … autant d’éléments qui ne pouvaient que m’attirer. Faible que je suis.

Los Angeles 1947. La ville de tous les vices, à la bonne période en plus : du sexe, de la drogue et des meurtres. Zheng. Vous incarnez l’ambitieux inspecteur Cole Phelps, jeune policier qui a vu la guerre -vous aurez pour votre part droit à moult flashbacks-. Avec lui vous franchirez les échelons au gré des promotions, de la criminelle aux mœurs en passant par les incendies. Évidemment, il y aura un lien entre les 3/4 des affaires dont vous aurez à vous occuper. Mais je vous laisserai découvrir l’histoire par vous même. Ça en vaut la peine.

Chaque enquête débutera de la même manière. Un briefing à l’hôtel de police. On vous envoie sur la scène de crime récolter les indices. Vous voilà donc en vue à la troisième personne à vous balader -les trois quarts du temps- autour d’un cadavre, souvent dénudé -PEGI 18 hein-. Pour retrouver les indices rien de plus simple, dès que vous approchez d’un point chaud, la manette se met à vibrer. Ensuite, selon l’objet, vous pourrez ou non l’observer en détail. Idem avec les corps. Voir Phelps enjamber les cadavres est d’ailleurs plutôt funky. Quand vous avez tout trouvé, la petite musique d’ambiance cesse. Rien ne vous empêche cependant de rester à tripoter le corps d’une jeune et jolie morte, laissée là, castor au vent. Aaaah les années 40 !
Bref vous avez tout bien consigné dans votre carnet magique, c’est fantastique. Car maintenant il faut interroger les témoins et les suspects. Et c’est là que vous découvrez l’argument de vente principal du jeu. Une sorte de motion capture super précise au niveau du visage, réalisée sur de vrais comédiens. Au gré des réponses données, et selon le visage et les attitudes de votre cible vous aurez trois choix : penser qu’il dit la vérité, mettre en doute sa réponse ou carrément le traiter de menteur en fournissant une preuve issue de votre carnet. Alors il faut être franc, oui les visages sont franchement bien faits, mais les attitudes sont stéréotypées : un menteur aura toujours le regard fuyant ou la mâchoire serrée. Du coup, il est compliqué de foirer un interrogatoire.

Parfois, vous aurez droit à des petites phases de courses poursuites à pieds ou en voiture, dans les rues d’un LA très joliment reconstituées. Ce qui m’amène à évoquer ma plus grosse déception par rapport à ce LA noire. Son univers, si intéressant, et paraît-il ouvert, reste bien froid. On a finalement que peu l’occasion de flâner : des voitures à débloquer, des monuments à photographier…  les quelques missions annexes sympathiques, ne procurent pas non plus un grand plaisir, tant la partie action du titre est mal branlée. Surtout le système de couverture, à la limite de l’intolérable. Tant que je suis dans les griefs, pourquoi Cole Phelps ? Notre « héro » à le charisme d’une huître pas fraîche et le physique du premier de la classe qu’on a tous eu envie de baffer.

En fait LA Noire, ce n’est pas un GTA ou un Red Dead dans les années 40 matîné d’enquête policière. Non, c’est un Phoenix Wright ++ au background fabuleux sur lequel on a tenté  -un peu vainement- de greffer des éléments de jeu open world qui ne s’imposaient pas. Faire un bon gros jeu d’enquêtes suffisait largement. On se serait bien passé de tous les guides type vibration de manette ou signes musicaux et on aurait bien voulu rencontrer un peu plus de difficulté dans les entretiens.

Reste que ce LA Noire est plus que chaudement recommandé, car même s’il n’est pas bien dur, il reste long et intéressant. S’il y a un 2 un jour, espérons, que la Team Bondi ou un autre développeur songera à rendre les à côtés plus intéressants.

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