Within Temptation – The Unforgiving

C'est vendredi après-midi. Ça chôme pas mal dans les bureaux. C'est bien légitime. Personnellement, j'écoute pour la Xème fois de la semaine The Unforgiving le dernier album de Within Temptation, groupe batave que j'affectionne tout particulièrement.

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L\’essayer, c\’est l\’adopter ^^

C’est vendredi après-midi. Ça chôme pas mal dans les bureaux. C’est bien légitime. Personnellement, j’écoute pour la Xème fois de la semaine The Unforgiving le dernier album de Within Temptation, groupe batave que j’affectionne tout particulièrement.

Leur effort précédent, the Heart of Everything ne m’avait pas forcément enchanté. Les jolis lives qui avaient suivis, symphonique et acoustique, avaient entretenu ma flamme. Et lundi, The Unforgiving est arrivé.

Je m’y étais préparé, me disant que s’ils passaient à côté, ce serait un petit divorce, que je choierai ad vitam leurs premiers albums, le très chouette DVD Silent Force Tour, et que je maudirai ce virage entamé avec The Heart… Annoncé comme un album concept, avec comics, clips conceptuels & co., on pouvait craindre un peu pour The Unforgiving. Quelle hérésie. The Unforgiving est excellent de bout en bout.

Sûr que ça n’a plus rien à voir avec le WT des débuts, mais quelle pêche ! Complètement décomplexée, la bande à Sharon use aussi bien de rythmiques speed (In the middle of the night), voire pop (Faster, Sinéad).

Un speech d’intro et A Shot in the Dark résonne. Une mélodie simple, du mid-tempo, des choeurs, la ma-gni-fique voix de Sharon et ce refrain entêtant, tout ce qui fait le sel de cet album est là dès l’entame. In the Middle of the Night et le single Faster ne me contrediront pas. Vous chanterez vous aussi. Oh oui vous chanterez.

La belle ballade Fire & Ice casse la dynamique, mais diantre, que tout cela est efficace. Que c’est joli. On repart ensuite avec Iron et son élan gaillardement épique avec tous ses petits claviers, son guitar solo inspiré. Et cette voix. Sharon a passé un cap les enfants. Je ne sais pas si c’est la maternité ou quoi ou qu’est ce. Mais wahou.

Where is the edge passe gentiment, sans plus. Pas grave parce que Sinéad arrive. Cette lente montée, ses violons synthétiques, la voix de Sharon, le refrain imparable, le beat presque dance finalement, comment ne pas adhérer ? Le problème d’une chanson comme celle là, c’est qu’elle fait passer la suivante pour une ballade au rabais. Lost est donc assez dispensable dans son genre, même si Sharon, évidemment, et jolie guitare au 3/4 du morceau. Murder fait pour le coup fait écho à ce qu’il y avait de meilleur sur The heart (et il n’y avait pas grand chose de vraiment bien sur cet album je l’ai déjà dit) : du synthé et des choeurs à outrance, Sharon … Ça ne casse pas trois pattes à un canard, mais ça reste tout à fait mignon.

Les deux chansons moyennes qui précèdent annoncent un grand morceau, a Demon’s fate, sans aucun doute ma petite favorite. Sharon chante divinement bien, le rythme est entrainant, le refrain parfait, c’est speed, c’est pop, c’est catchy. Sans se trahir, Within Tempation progresse et s’ouvre de nouvelles portes, qui ne se refermeront pas de sitôt. La recette a changé, pas les ingrédients.

Vous l’aurez aisément compris, je suis complètement emballé par cette petite galette et ma foi, j’irai bien les voir en novembre au Zenith de Paris, parce qu’ils le méritent. Débarrassés de tout ce flafla neo-metal de branleurs qui plombait The Heart of Everything, décomplexés et limite heureux, aurait-on envie de dire, les petits bataves nous servent sûrement leur album le plus accessible. Pas le meilleur non plus, n’est pas Mother Earth qui veut, mais quand même : quel bel effort !  L’attente pour The Unforgiving fut un peu longue, mais tellement justifiée. Vivement la suite !

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