Dropkick Murphys – Going out in style

Et si l'album de l'année était sorti en mars ?

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Et si l’album de l’année était sorti en mars ?

Oui, déjà. Après l’avoir écouté toute la semaine, un nombre incalculable de fois, on ne peut que constater les dégâts : le plaisir est un peu plus grand à chaque passage … et vu qu’on était déjà conquis à la première … La sanction tombe vite : le dernier effort des Dropkick Murphys est un petit bijou.

Pourquoi on l’aime ? Et bien parce qu’on a qu’une envie : taper du pied et opiner du chef sur les trois quarts de l’album, comme sur l’entame de l’album (Hang ’em high, Going out in style, The Hardest Mile). Puis il y a cette p’tite ballade, Cruel, qui fait gentiment tanguer de gauche à droite. Parce que c’est ça les Muphys, un flot d’émotions qui vous fait bouger, que vous le vouliez ou non. Retour à la pêche pour deux morceaux (Memorial Day, Climbing a chair to bed) avant une gemme, un diamant, une petite montée de sève rien chouette : Broken Hymns, où les voix de Ken et Al se croisent et se mêlent jusqu’à nous en foutre des frissons. ET ce n’est pas fini. Take ’em down arrive. Une guitare, un banjo, un harmonica, des claps claps, le pied qui heurte violemment le sol.  Un son venu des waters, complètement craspouille. Quel pied, quelle banane.

Et 1953 et son attaque à la caisse et à la cornemuse. Hein. Mais on va pas chialer. Non. Parce que le featuring dont je n’aurais jamais rêver dans mes divagations les plus folles arrive. Bruce Springsteen. Le Boss lui-même. Qui vient comme ça pousser la chansonnette sur Peg O’ my Heart. D’aucun dirait qu’on pourrait crever tranquille. On se contentera de taper du pied et de sourire niaisement.

Going out in Style enterre gentiment ses deux prédécesseurs et retrouve ce petit truc inexplicable qui s’était un peu perdu sur the Warrior’s code et The Meanest of Times. Ça transpire l’album de potes, qui va vite, qui ne se pose pas de questions, qui ne cherche pas la surenchère, des types qui ont juste plaisir à jouer ensemble des morceaux rapides aux sonorités riches (omniprésence du banjo, de l’accordéon), aux relents d’hymne à l’amitié et à la camaraderie. Ne passez pas à côté de Going Out in Style. S’il vous plait.

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