Les confessions de Rousseau, Dijon, 9/2/11

Après avoir découvert la critique du dernier spectacle de Stéphane Rousseau dans le torchon local, le Bien Public, pour ne pas le nommer, j'ai eu comme qui dirait envie de donner mon avis, parce qu'il n'y a pas de raison.

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Après avoir découvert la critique du dernier spectacle de Stéphane Rousseau dans le torchon local, le Bien Public, pour ne pas le nommer, j’ai eu comme qui dirait envie de donner mon avis, parce qu’il n’y a pas de raison.

Bien Public, édition du 11/02/11

Si j’osais, je vous dirais que la réputation de peine à jouir des critiques culturelles du BP n’est plus à faire -qui se souvient encore du magnifique papier sur le John Butler Trio ?-. Je pourrais vous le dire, mais je ne le ferai pas. Après tout si ce monsieur s’est ennuyé, j’en suis désolé, ce sont des choses qui arrivent. En revanche, le public du Zenith n’a pas passé une bien terne soirée. Nous avons beaucoup ri -et même pleuré de rire dans mon cas-, alors de grâce, épargnez-nous les généralités, la salle ne se résume pas à vous monsieur.

Non vraiment, nous avons passé une bien belle soirée. Bien sûr que ça ne vole pas très haut, mais le bonhomme sait enrober avec soin ses anecdotes et autres « confessions » avec ce petit je ne sais quoi que pas mal de ses collègues doivent lui envier. Ces sketches ne sont pas si mal écrits que ça, mention spéciale à l’épisode de la mort de son papa, qui réussit l’exploit d’être aussi hilarant que touchant, au camp de nudiste et ses chatons taquins ou au retour de Rico Chico. Il pourrait se borner à être drôle, mais non, Rousseau sait tout faire. Ça peut énerver. Oui, certains passages chantés étaient peut-être moins maîtrisés que lors de son dernier passage, mais et alors, ai -je envie de dire. Tant que ca reste drôle et /ou de bon goût, on ne fait pas la fine bouche.

C’était la deuxième fois que nous voyions le comique québécois, et je pense qu’il y en aura d’autres, Na ! ^^

Une trace

  1. Marshall Banana

    Autant je n’ai effectivement pas trouvé le sketch de la douane d’un goût extrêmement prononcé (quoiqu’au final les Américains en prennent également pour leur grade…), autant l’homophobie et le machisme, j’ai quand même vu largemeeeeeeeent pire et tendancieux… ce monsieur s’offusque tout de même très facilement.

    Quant à sa faculté à généraliser sa propre interprétation et son ressenti personnel à l’ensemble d’une salle (à l’exception des « inconditionnels », que cette mise à l’écart assimile à des gens à l’humour peu recommandable donc), j’aurai bien envie de lui rétorquer « chacun son sale goût »… Et en passant, j’aimerai connaître les humoristes non périclités qui trouvent grâce à ses yeux…

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