Rodrigo y Gabriela, L’Olympia -11.04.10-

Les éléments étaient pourtant contre nous. Le train pour Paris annulé pour cause de grève, on aurait pu sagement rester à la maison et rater Rodrigo y Gabriela. Mais non, pas de ça chez nous. Nous avons donc ressorti la Bebermobile de sa douce pré-retraite et pris la route de la capitale. A nous les joies de l'autoroute et la circulation parisienne. Old School.

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Les éléments étaient pourtant contre nous. Le train pour Paris annulé pour cause de grève, on aurait pu sagement rester à la maison et rater Rodrigo y Gabriela. Mais non, pas de ça chez nous. Nous avons donc ressorti la Bebermobile de sa douce pré-retraite et pris la route de la capitale. A nous les joies de l’autoroute et la circulation parisienne. Old School.

L'Olympia accueillait RyG pour le deuxième soir de suite

Grand bien nous en a pris. Ce fut épique, grandiose, parfait de bout en bout. Nous ne sommes pas arrivés en retard et là encore on a bien joué le coup, parce que l’Alex Skolnick Trio a enchanté nos cages à miel durant tout son set. Alex Skolnick, c’est le gratteux de Testament. Un peu comme Rodrigo & Gabriela, l’Alex, c’est un metalleux qui aime bien gratter autre chose. Encadré par un batteur et un contrebassiste, il pratique un bien beau melting-pot de rock 70s/80s, de blues, de jazz. Concluant leur set sur une reprise d’Electric Eye de Judas Priest, les loulous ont conquis l’assistance sans aucun problème.

Une vingtaine de minutes plus tard, notre duo préféré fait son entrée sur scène. Gabriela je t’aimeuuuuh. Toute menue, la petite demoiselle opine du chef, martèle sa guitare, relève la tête et affiche un large sourire. Et elle sera comme ça tout du long, une femme-enfant pleine de grâce complètement heureuse d’être là, de communiquer en frangloespagnol avec le public, de communier avec lui. Et que dire de son pendant, le grand Rodrigo, qui n’a rien perdu de son style metalleux: tantôt bien planté dans ses compas, le visage impassible, tantôt pris à headbanger, il prend lui aussi un pied énorme à haranguer la foule, à la toiser, à la faire participer. Dingue cette faculté du duo à habiter l’espace, à galvaniser le public.

On aurait déjà été retourné par eux seuls, mais quand en plus, le temps d’une chanson ils laissent la scène au Trio Joubran, originaire de Palestine, à qui ils ont dédié un morceau de 11:11, on est comme qui dirait en joie. D’autant que le duo les a ensuite rejoint pour un nouveau momen de bonheur, de communion. Dans la série hommage, on retiendra celui fait à Dimebag Darrel (Pantera, RIP) avec le somptueux Atman, avec Alex Skolnick puis son trio en guest. En parlant de somptueux, tout l’était mais il y a des morceaux qui ont un cachet, un truc en plus qui fait qu’on les retient mieux. 11:11 c’est une parfaite alchimie, un morceau comme on aimerait en entendre tous les jours.

On pourrait encore parler de ce concert pendant des jours et des lunes, tant c’était plus que parfait. Et je ne vous ai même pas parler des soli, d’Orion, du sourire de la cousine Hélène et de toutes les pépites. Le mieux c’est que vous les voyez vous-mêmes. Ils ont encore quelques dates en France, profitez-en !

Une trace

  1. Marshall Banana

    Quel concert ! Mais quel concert ! J’en ai des frissons rien que d’y repenser…

    Une expérience magique à vivre au moins une fois dans sa vie, tellement ils sont bons, tellement ils sont beaux tous les 2.

    Hasta Siempre, Rodrigo y Gabriela (y Salma Hayek aussi ^^)

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