1er avril 2009, Metallica à Bercy

Sacré début d'année 2009. AC/DC en février, Metalloch en avril. Où nous arrêterons-nous ?

par

fourhorsemen

Sacré début d’année 2009. AC/DC en février, Metalloch en avril. Où nous arrêterons-nous ?

Fidèles à nous-mêmes, on a raté la première première partie. C’était The Sword, si l’on en croit Zézé, le son n’était pas top. Je ne suis pas forcément fan de ce que j’ai entendu d’eux mais c’est quand même dommage. D’autant que la deuxième première partie, elle, a poutré Mémé. Et de belle manière. C’est donc le bien sympathique quatuor californien Machine Head qui nous (enfin m’ plutôt) a enchanté les esgourdes, confirmant tout le bien que je pensais de leurs dernières sorties studios. Aesthetic of Hate ou encore Halo, extraites du dernier album ont été reprises par une bonne partie de la fosse. Excellents zicos, bons showmen, bref, parfait pour faire monter la sauce.

On attendra pas les Four Horsemen longtemps, juste de quoi se chamailler gentiment à propos de Machine Head et de trouver franchement judicieuse la position centrale de la scène. La lumière s’éteint. Ecstasy of Gold d’Ennio Morricone résonne, les lasers envahissent la scène. Ils arrivent dans la pénombre, s’installent. C »est parti avec That was just your life, très bonne chanson de Death Magnetic. Les cercueils disposés au plafond de Bercy bougent et dégueulent une superbe lumière sur la scène. Le son est absolument parfait d’entrée de jeu.  Le groupe enquillera avec le plus grand bonheur extraits du dernier album et standards – homérique One, dantesque Master of Puppets et pour Cloclo un p’tit  Disposable Heroes du meilleur tonneau-. Jamais une once de temps morts, ces gars là sont des pros. Entre le père Ulrich qui martèle juste comme un dieu sur sa scène rotative, le grand Hetfield planté et droit comme un I, Trujillo, large comme une armoire normande, et un Hammett tout en cheveux, la complicité est totale. Il n’y a qu’à les voir tous rassemblés sur la scène perso d’Ulrich. Totalement parfait.  Et ils n’oublient pas leur public. On a levé la main sans honte à la question « Who’s coming to a Metallica show for the first time ? » et on a applaudi ceux qui l’ont levé à la question « qui vient pour la 2ème, la 10ème, la 40ème ?« . Les gars vous êtes dans le vrai. On y reviendra. Le frontman aperçoit un bout de chou en bas des gradins, il lui demande son âge. 5 ans. Et James d’ajouter « Welcome in the Metallica family ! » Merci papa !

Le set se terminera sur un Enter Sandman du meilleur goût. Retour sur scène pour un rappel commencé sur une reprise de Motörhead, Stone Dead forever et achevé sur le fabuleux Seek & Destroy dans un Bercy complètement rallumé pour l’occasion, sur lequel va s’abattre une pluie de ballons noirs de toutes tailles. Et voilà c’est fini. On est debout. On en frissonne encore. Les gars ont du mal à quitter la scène et viennent chacun leur tour dire un mot ou éructer au micro.

Comme pour AC/DC on a touché des yeux -oui c’est une belle prouesse-une légende du rock. Encore une fois un grand spectacle, une grande tête dans le fion le lendemain matin au boulot, mais ça en valait la peine.

Photo d’illustration signé M. Zégut ! Plus de photos du concert sur son blog.

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