Two lovers

Rares sont les comédies romantiques que nous allons voir au cinéma. Si, il faut être honnête, même si on aime "les petites perles indépendantes", en général, ce sont plutôt des flims d'actions, fantastiques, ou des grosses pochades. Et bien nous voilà donc réunis devant two lovers, le dernier flim de James Gray, à qui on doit les merveilleux Little Odessa, The Yards et La nuit nous appartient.

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Rares sont les comédies romantiques que nous allons voir au cinéma. Si, il faut être honnête, même si on aime « les petites perles indépendantes« , en général, ce sont plutôt des flims d’actions, fantastiques, ou des grosses pochades. Et bien nous voilà donc réunis devant two lovers, le dernier flim de James Gray, à qui on doit les merveilleux Little Odessa, The Yards et La nuit nous appartient.

Exit la mafia russe, le polar froid et brillant, non là on est dans l’histoire d’amour qui tourne pas forcément rond. Allons-y de but en blanc, c’est MA-GNI-FIQUE. Après trois polars fabuleux, James Gray ne nous offre peut-être pas un chef d’œuvre mais un grand et beau -très beau- flim.

L’histoire est celle de Leonard -le jeune retraité Joaquin Phoenix-, jeune homme à tendance suicidaire vivant chez ses parents qui veulent le marier à une jeune femme en tout point charmant, Sandra -rare mais divine Vinessa Shaw– alors que lui a fait la connaissance de la paumée et un tantinet opportuniste Michelle -énervante Gwyneth Paltrow, mais c’est le rôle qui veut ça ^^-, sa voisine du dessus. Entre la très accessible Sandra et l’active women déjà prise Michelle, Leonard va devoir faire des choix, quite à courir les deux lièvres à la fois. On notera au passage qu’on est pas bien loin du pitch de La nuit nous appartient où le bon Joaquin devait osciller puis choisir entre défendre sa vrai famille ou prendre le parti de sa famille de substitution -la mafia russe-.

Mais revenons à nos mouflons, d’une histoire finalement pas franchement originale, James Gray réussi encore un tour de force. Le mérite lui en revient en grande partie c’est sûr, car il flime ouachement bien Brooklyn, et il met sacrément bien ses acteurs en valeur, et surtout, mais alors surtout ne joue pas sur le pathos. C’est on ne peut plus réaliste comme tranche de vie. Grâce en soit rendue à un génie, Joaquin Phoenix. Déjà fabuleux dans dans ses dernières sorties (Walk the Line et La nuit nous appartient en tête), le grand mou aux yeux clairs est parfait. Sa diction, son regard, ses petites mimiques, le bonhomme force l’admiration, même si son personnage n’est pas forcément toujours respectable par ses choix, notamment vis à vis du personnage de Sandra, Vinessa Shaw, que l’on voit finalement assez peu, mais suffisamment pour être impressionné par ses sourires, ses silences. Gwyneth Paltrow dans ce flim c’est un peu le diable. Si elle n’avait pas croisé Leonard dans cet escalier, il aurait sans aucun doute fait son chemin avec Sandra mais non. Il a fallu qu’ils se rencontrent, qu’il lui fasse visiter l’appartement de ses parents … Gwyneth incarne Michelle, personnage mal dans sa peau -mais y en a t il seulement un qui y est bien ? -, amoureuse d’un riche avocat new-yorkais marié et père de famille -superbe eternel second couteau Elias Koteas-. Une nouvelle fois beaucoup de larmes pour Gwyneth, qui avait finalement trouvé avec Iron Man une jolie récréation.

Aucune guimauve ni aucune longueur dans ce quatrième effort de James Gray, emprunt de classe et de justesse. Des décors magnifiques -la galerie de photos des parents, la chambre de Leonard, le toit de l’immeuble à 6h du matin, le café où Sandra s’ouvre un peu plus à Leonard-, une photo de toute beauté, des acteurs qui ne sont pas en reste, y compris les seconds rôles (Isabella Rossellini et Moni Moshonov, parents d’exception). Vous ne pleurerez sans doute pas du dénouement, tout juste aurez vous peut-être un petit tiraillement moral, mais c’est la vie

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