rec

Sur le papier, rec, c'est pas mal du tout. Une jeune journaliste et son cameraman couvrent pendant une nuit l'activité d'une caserne de pompiers. La nuit se révèle plutôt ennuyeuse jusqu'au coup de fil d'une dame se plaignant de cris chez sa voisine, une petite vieille.

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.rec

Sur le papier, rec, c’est pas mal du tout. Une jeune journaliste et son cameraman couvrent pendant une nuit l’activité d’une caserne de pompiers. La nuit se révèle plutôt ennuyeuse jusqu’au coup de fil d’une dame se plaignant de cris chez sa voisine, une petite vieille.

Voilà donc nos journalistes partis avec une équipe de deux pompiers pour voir ce que branle mémé … En l’occurence cette dernière, en haillons, commence par sauter à la gorge d’un agent de police. Et ce n’est que le début. Vous l’aurez compris, c’est encore un flim sur des zombies qui veulent se tailler des biftecks dans de la chair bien vivante.

On notera cash que Rec utilise le même procédé qu’un Cloverfield ou qu’un Blair Witch Project en son temps, à savoir la caméra à l’épaule. Ca tangue plutôt bien, c’est loin de foutre la gerbe, et c’est limite trop propre. Mais bon en y réfléchissant c’est pas le niais de Cloverfield ou la super 8 de la sorcière de Blair, le coco qui filme est sensé être un camérarman. Soit. Jaume Balaguero (La secte sans nom, Fragile) et son compère Paco Plaza rendent un copie bien propre, assez convenue finalement, respectant bien le cahier des charges du genre.

Forcément, qui dit cahier des charges dit impératifs scénaristiques. Il y a beaucoup d’énormités (rapidité de la quarantaine) et de coïncidences ridicules (la révélation de la gamine). On peut faire preuve de mansuétude et pardonner, parce qu’après tout les flims d’horreur réalistes ne courrent quand même pas les rues, surtout quand il s’agit de zombies. Pardonnons alors, comme on le fait bien pour des rôles stéréotypés (le voisin homo, les chinois, les vieux grabataires …) qui après tout sont bien là pour détendre l’atmosphère entre deux arrêts de la minuterie de l’escalier de l’immeuble.

Vous devez vous dire, ouh lui, il n’a pas aimé, pourtant tout le monde l’encense, le petit Rec ! C’est faux ! Les petits griefs énoncés plus haut ne sont finalement pas bien méchants, et l’on passe un bon moment avec la très choucarde  Manuela Velasco. Problème majeur: on rigole quand même vachement pour un flim d’horreur. C’eut été une comédie horrorifique à la Horribilis, Severance ou même Shaun of the Dead, pourquoi pas. Mais le parti pris était là plutôt sérieux. Quelles furent donc les causes de nos gloussements demanderez vous. Et bien pour ma part c’est avant tout un doublage absolument catastrophique, avec des intonations qui sentent bon la pub Uncle Ben’s des années 80. S’il n’y avait que les voix ca irait, mais les dialogues sont d’une bêtise sans pareil. Peut-être est-ce dû à une mauvaise traduction. C’est possible.

J’ai franchement envie de le revoir, si, si, mais en VO, Juste pour voir. On y croira sûrement plus, enfin j’espère. Donc un flim d’épouvante -pour l’instant- moyen, mais 50mn de comédie d’excellente qualité, et ça, c’est pas Fabien Onteniente qui peut s’en vanter.

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