Juno

Ca va bientôt faire deux ans que votre serviteur est tombé sous le charme de la ptite canadienne Ellen Page. C'est vrai, il faut le reconnaître, X-Men 3 n'était pas un chef d'oeuvre. Mais, subsistant au milieu des faciès grimés ou pas assez -des fois le maquilage masque l'incompétence-, cette petite Kitty Pryde n'avait vraisemblablement rien à foutre là.

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Juno

Ca va bientôt faire deux ans que votre serviteur est tombé sous le charme de la ptite canadienne Ellen Page. C’est vrai, il faut le reconnaître, X-Men 3 n’était pas un chef d’oeuvre. Mais, subsistant au milieu des faciès grimés ou pas assez -des fois le maquilage masque l’incompétence-, cette petite Kitty Pryde n’avait vraisemblablement rien à foutre là.

Depuis Arte a eu la bonne idée de diffuser l’excellente série ReGenesis (antérieure à X3), histoire de nous conforter dans notre opinion. Et voilà donc qu’elle débarque dans le rôle de Juno, adolescente de 16 ans comme toutes les gamines de son âge, curieuse, un peu vacharde et gentiment paumée. Et surprise ! Elle tombe enceinte d’un gamin du voisinage, grand athlète maigrelet incarné par Georges Michael Bluth, pardon Michael Cera. Juno décide de trouver les futurs parents adoptifs de son bébé. Elle tombe sur une annonce dans le canard local de Mark et Vanessa Longis (Jason « Michael Bluth » Bateman et Jennifer Garner). Le reste à vous de le découvrir.

Si beaucoup cite Little Miss Sunshine en référence, il ne faut pas pousser Mémé dans les orties, surtout quand elle n’a pas de culotte. Juno est un très très très joli flim, mais n’atteint pas la perfection de LMS.
Jason Reitman, toujours fils du vénéré Ivan, toujours réalisateur de Thank You for smoking porte à l’écran un script de Diablo Cody, ancienne stripteaseuse, mais ça on s’en fout. La réal’ est sobre, le ton est doux-amer sous couvert de pas mal d’humour.

Fort bien écrit, le rôle de Juno est un cadeau fait à Ellen Page, qui révèle (enfin) tout son talent au monde entier. Crédible, parfois touchante, parfois irritante, la petite canadienne bénéficie d’un rôle à sa pleine mesure, loin des rôles d’ado stéréotypés, tant Juno fait tout à l’envers.

Et on a plaisir à retrouver les Bluth. Jason Bateman est excellent. Peut-être le véritable pendant masculin de Juno avec quelques années de plus, que le contact de la gamine va libérer. Michael Cera, n’a finalement pas tant de scènes que ça mais sa bonne bouille et son regard de cocker sont toujours aussi fameux. Autres seconds rôles de classe: les parents de Juno sont incarnés par JK Simmons (Schillinger dans Oz, et patron de firme dans Thank you…) et Allison Janey (Claudia dans the West Wing).

Voilà un très très très joli flim (je radote), qui parvient à éviter le gnan gnan et les clichés propres au genre. Tantôt touchant, souvent drôle (vous ne rirez pas aux larmes non plus), s’appuyant sur une BO de très bon goût, Juno vous est plus que vivement recommandé si vous souhaitez passer un très bon petit moment de cinéma pas prise de tête.

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