Quelques séances en retard …

Eh bé. Longtemps que nous n'avons point parlé de toile dans le coin ... Réparons l'erreur avec ces quelques lignes vite torchées sur des flims à voir (ou pas). L'ordre ici n'a que peu d'importance, je me fie à ma mémoire.

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Eh bé. Longtemps que nous n’avons point parlé de toile dans le coin … Réparons l’erreur avec ces quelques lignes vite torchées sur des flims à voir (ou pas). L’ordre ici n’a que peu d’importance, je me fie à ma mémoire.

Into the wild
Un très chouette flim. Nous suivons le parcours du jeune Christopher McCandless, issu d’une belle famille, où l’argent coule à flot, tout frais dîplomé qui décide de quitter ses parents et sa frangine pour rejoindre l’Alaska, fuir loin de ce monde poluué par le pognon, fuir une vie déjà toute tracée. Se retrouver dans la nature à déféquer dans les fougères, voilà ce qu’il veut le petit Chris. Il prendra donc la direction de l’Alaska où il se trouvera un Magic Bus abandonné … mais avant cela, il aura a traverser pas mal d’états, voire de pays, il fera la rencontre de moult personnages sympathiques et/ou pathétiques.
Pour faire simple, le pitch c’est un retour à la nature. Pour moi ca a été 2h27 de bonheur. Sean Penn sait manier une caméra, il n’ y a pas à tortiller du fion 107 ans. Tous les plans sont chouettes, à plus forte raison les grands espaces. Les acteurs, Emile Hirsch en tête, sont franchement bons. Certains lui reprocheront d’être un flim pour baba … c’est possible. Après tout le seul endroit où Chris se sente bien c’est hors de la civilisation, des villes. Les quelques plans urbains sont assez symptomatiques, le p’tiot est malade, il craint ses semblables … alors que tout autant livré à un lui-même il ne craint pas une meute de loups ou un nounours. Chacun prendra de ce flim ce qu’il veut, personnellement j’ai passé deux heures et demi à accompagner ce personnage tout aussi attachant qu’il peut être horripilant dans son seul et unique voyage (puisque c’est une histoire vraie, j’avais oublié de le préciser).

We own the night
Attention, attention, CHEF-D’OEUVRE ! Tout simplement. Une superbe histoire de deux frères, Mark Wahlberg et Joaquin Phioenix, que tout oppose, l’un est flic, l’autre est un patron de boite de nuit, acoquiné sans trop y toucher avec la mafia russe. Leur popa est également flic, incarné par le toujours frais et classieux Robert Duvall. Evidemment la mafia arrose un peu le milieu de la nuit de matières prohibées, et ignore la parenté de leur « ami » avec la police locale. Seule la douce du frangin Phoenix, superbe Eva Mendes, est au jus. Vous vous doutez bien que cela ne durera pas, que tout fini par se savoir, etc. etc.
Ca n’aurait pu être qu’un flim de plus sur la mafia, mais non. C’est James Gray qui réalise et comme pour ses précédents flims, ça a une classe folle. Ca souffle le chaud, le froid. De la chaleur de la boîte au rude froid de la nuit. Avec une belle étude de moeurs, une belle histoire de famille et une monstrueuse poursuite de bagnoles sous la pluie, vous teniez là un flim majeur de 2007, sinon LE flim majeur de l’année. Vivement le DVD.

Je suis une légende
Will Smith est semble-t-il le dernier survivant de l’espèce humaine après qu’un virus d’origine humaine ait décimé la population mondiale. C’est moche. Il n’a pour seule et unique compagnon qu’une adorable chienne, qui elle ne touche pas le RMI. Je divague. Je m’excuse. Bref, le big Willy se barricade tous les soirs et fait des expériences sur les rats dans son sous-sol. La journée il peut chasser, déambuler, jouer avec des mannequins (en plastique hein, pas des Carla Bruni… quoique) mais la nuit tombée, les méchants humains mutants sont de sortie et boufferaient tout ce qui leur passe à portée de la paluche.
D’emblée je dirais que je n’ai pas lu la nouvelle de Matheson. C’est fait. Donc pour moi on a affaire à un sous 28 jours plus tard, peut-être un peu mieux que 28 semaines (me faudra encore quelques semaines de réflexion pour le dire). Maintenant c’est un bon divertissement pour un dimanche soir, en partie gâché par des effets spéciaux à la limite du risible.

Once
Alors là, la petite perle indépendante, le coup de coeur, appelez ça comme vous voulez. C’est tout simplement magnifique. L’histoire doit pouvoir tenir en une ligne: la rencontre dans les rues de Dublin de deux âmes seules qui vont faire un bout de chemin ensemble. Le fil conducteur de la vie de ces deux inconnus (dont on ne connaîtra d’ailleurs jamais les noms) est la musique. Cela donne lieu à de superbes moujiks, pour la plupart chantées et composées par l’acteur troubadour Glen Hansard, qui n’avait plus tourné depuis les Commitments en 1991. Un scandale une rareté pareille. On découvre avec plaisir la jeune tchèque Marketa Irglova dont c’est le premier et le dernier flim pour l’instant. En fait tout dans ce flim est charmant. Ce n’est qu’une jolie chronique, une belle histoire d’amitié, du genre qui file la banane et qui donne envie de croire en l’humanité. C’est beau ce que j’écris.

Il était une fois
Une princesse de dessin animé est catapultée dans le royaume des vivants par sa belle-mère démoniaque qui en veut aux joyaux du prince … En gros, je m’ai pas trompé.
Il était loin mon dernier Disney en salle. Je me demande si ce n’était pas Lilo et Stitch. Toujours est-il que, l’environnement était tel lors de la projo d’Il était une fois qu’on peut le qualifier de franche réussite. Peut être pas une grosse poilade du début à la fin, mais la princesse est tellement mimi de connerie, son écureuil est tellement fameux et brillament animé et son prince tellement con -quelle bonne gueule de benêt ce James -Cyclope- Marsden que l’on ne peut qu’accrocher. Un Disney efficace donc, qui casse un peu le mythe de la belle, et c’est tant mieux. Vivement recommandé pour une bonne soirée en famille ou avec des potos aux rires inénarrables.

Les femmes de ses rêves
Les deux derniers Farrely Bros m’avaient franchement moyennement émoustillés. Deux en un était moyen, mais beaucoup trop moralisateur, Terrain d’entente n’était plus qu’une comédie romantique pas vilaine, mais longuette. Là on les a senti de retour.
Déjà le bon point, c’est le retour de Ben Stiller. Il y campe une nouvelle fois un personnage à la recherche de l’âme soeur mais qui a peur de se marier. Evidemment il parvient malgré tout à sauter le pas avec une charmante blonde, qui dans un premier temps avait tout pour le rendre heureux: jolie, intelligente et distinguée. Las, une fois mariés, ce n’est plus le même cirque et le vieux Ben déguste pendant le voyage de noce … Jusqu’à ce qu’il rencontre une charmante brunette (Michelle Monaghan -la classe-), dont il tombe amoureux. S’en suivent évidemment des aventures rocambolesques à découvrir sans doute en DVD dans un avenir proche.
On a retrouvé les Farrely, c’est sûûûûûr. De bons dialogues, des gags potaches, les mimiques de Ben Stiller, tout y est. Une bonne poilade plus que recommandée.

Smiley Face
Le flim d’hier soir. Bah ma foi un bon moment de détente. On rigole un peu, on sourit beaucoup, essentiellement grâce à la bonne bouille de la blondinette Anna Faris (qui vaut quand même mieux que tous ces Scary Movies, mais ça n’engage que moi). Les une heure et demie de cette quête sous substances pour trouver de l’agent pour acheter de l’herbe pour sauver un matelas DeLuxe et la convention de sdi-fi du colloc’ est très bien torchée par un Gregg Araki qu’on a connu plus inventif et moins académique.
Certainement pas un chef d’oeuvre mais un bon moment à passer, avec là encore une galerie de personnages hauts en couleurs.

Gone Baby Gone
Je le dis d’entrée: j’ai été déçu. Pas par la réal’, c’est le premier flim de Ben Affleck, beaucoup s’étaient paluchés dessus, il n’y a sans doute pas de quoi, mais il sait mettre ses acteurs en scène. Ca fera un bon faiseur de plus à Hollywood. En revanche il a eu raison de donner le rôle principal à son frangin, qui en plus d’avoir une bonne gueule est assez crédible.
L’histoire est celle d’un rapt de gamin dans la banlieue de Boston. Le p’tit Affleck, qui connaît bien le quartier est embauché avec sa petite amie (Michelle Monaghan again -meaow-) par la famille. Associés à la police … vous verrez s’ils arrivent à la retrouver.
Le roman qui a servi de base au scénario est du même auteur que Mystic River, mais cela n’en a jamais la force. Dans leur transposition c’est clair et net, Affleck n’est pas encore Eastwood, l’histoire de l’un est nettement moins intéressante que l’autre. Gone Baby Gone est finalement assez verbeux (en plus vu en VF, beuaaaaargl), long, et sa fin à tiroirs risque d’en faire sourire plus d’un … de dépit. A voir en VO dans quelques mois pour éventuellement se refaire un jugement.

My Blueberry nights
C’est joliment joué, joliment écrit, mais que c’est vilainement monté. Des saccades de partout, des effets pas intéressants. Comme si Wong Kar Wai s’autoparodiait. C’est dommage parce que cette histoire de paumée affective qui traverse les Etats-Unis, premier rôle et franche réussite de la p’tite Norah Jones, est plutôt sympathique. Du début de l’aventure où elle s’attache à un sympatoche restaurateur incarné par Jude -la classe, même avec un bonnet- Law, à sa rencontre avec le couple infernal Rachel Weisz/David Strathairn, puis la joulie Natou Portman … j’en passe et des meilleurs.
Alors bon réal défaillante, on l’a déjà dit, relative absence de scenario, acteurs choucards, une belle BO, ça nous fait un joli film, mais qui laisse quand même pas mal de regrets, parce qu’on est très loin d’un in the mood for love.

En remontant plus loin j’aurais pu vous glisser quelques mots de Joyeuses funérailles ou de Hot Fuzz qui n’ont même pas eu droit à un article sur notre site joli… mais on va attendre les DVD. Qui sont même déjà disponibles parfois.

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