Les Red Hot au Parc

Un peu plus d’an après les avoir –à juste titre- applaudi au POPB, nous reprenions vendredi dernier –ou plutôt jeudi soir- la route de Paris afin d’assister au nouveau concert parisien des Red Hot Chili Peppers, cette fois-ci au Parc des Princes.

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Un peu plus d’an après les avoir –à juste titre- applaudi au POPB, nous reprenions vendredi dernier –ou plutôt jeudi soir- la route de Paris afin d’assister au nouveau concert parisien des Red Hot Chili Peppers, cette fois-ci au Parc des Princes.

Fidèles à notre habitude, nous avons raté Jet, la première première partie ; en revanche, nous avons eu droit à la seconde, Dirty Pretty Things, qui sans casser trois pattes à un canard boiteux, reste du domaine de l’écoutable… c’est toujours mieux que le DJ Rascasse de Bercy.

Les Red Hot attaquent toujours leurs sets par Can’t stop. Logique. C’est pêchu, ça fait pas mal aux seins. D’entrée, nous repérons l’alter ego féminin de notre Cloclo l’acrobate. Toute de rose vêtue, elle saute, elle gigote, dans un état proche de la transe. Et ça sera comme ça pendant et entre les morceaux, la demoiselle a du cœur, c’est plaisant. Mais revenons au concert. Côté ambiance, on l’avait déjà expérimenté avec Maiden, le Parc, c’est l’endroit rêvé pour faire du bruit. Et c’est peut-être ce qu’on va reprocher le plus au Red Hot. Parce que OUI, un stade est le meilleur endroit pour jouer, ça fonctionne tout de suite, la nuit tombante, la p’tite intro sympa, puis Can’t stop… mais ça ne fait pas tout. Les californiens ont l’air un peu perdu au début, comme si la setlist était joyeusement inventée au fur et à mesure –ce qui n’aurait peut-être pas été un mal-. Du coup,il y a comme un flottement dès la fin du premier morceau. Le professionnalisme reprend ensuite le dessus, et les titres s’enchaînent, souvent entrecoupés par des petits bœufs et des solos pas dégueulasses comme Frusciante s’autosatisfaisant en reprenant le SOS d’Abba.
Le point d’orgue de ce show sympathique restera l’enchaînement de Don’t forget me et Californication, deux bien beaux morceaux qui s’agencent à merveille.

On pourra longtemps gueuler sur le choix des morceaux (où sont Otherside ? Parallel Universe ? Soul to squeeze ? Under the Bridge ? Give it away ? Around the World ? Wet Sand ? Hump da Bump ?), bien en deçà de celui de Bercy, sur le trop grand professionnalisme des bonshommes, décidément bien peu enclin à communiquer avec leur public –hormis Flea-, sur un rappel franchement expédié, etc. etc.

Un bon concert donc, mais seulement bon. Le côté très et trop calibré de l’ensemble laisse l’amer petit goût de s’être fait enfler, d’avoir été comme qui dirait pris pour des vaches à lait. Les Red Hot restent cependant les Red Hot, et on en est malgré tout ressorti avec la banane. Parce que c’est funky cool… et puis qu’on avait payé nos places quand même. C’est pervers comme système hein ?

Vivement Police et le Stade de France.

Setlist
Can’t Stop
Dani California
Scar Tissue
Havana Affair
Readymade
Throw Away Your Television
SOS
Snow
This Velvet Glove
Emit Remmus
So Much I
She’s Only 18
Don’t Forget Me
Californication
Sunny
By the Way
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Take it as it Comes
C’mon Girl
Power of Equality

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