We are Motörhead, and we play rock’n’roll

Dans la série on est plus tout jeune mais nous on a la classe, je prends le pique, Motörhead. Lemmy et ses amis étaient en visite le jeudi 31 mai au Zenith de Dijon pour un concert des plus remarquables. Que c'est joliment dit.

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Dans la série on est plus tout jeune mais nous on a la classe, je prends le pique, Motörhead. Lemmy et ses amis étaient en visite le jeudi 31 mai au Zenith de Dijon pour un concert des plus remarquables. Que c’est joliment dit.

Nous arrivons le coeur joyeux au Zenith, satisfaits de n’avoir pas eu à prendre l’autoroute pour voir une légende … c’est pas tous les jours qu’on a Motörhead à domicile. Juste Dijon à traverser et pouf. Nous entrons donc dans notre superbe livebox géante (peut-être n’y a t-il que moi qui lui trouve cette ressemblance), déjà Skew Siskin s’excite en première partie. Le son est fort sympathique et la demoiselle gueule comme un homme. Ca sonne vraiment pas mal, mais on sait tous pourquoi on est là. On constate en parlant public que la foule n’est malheureusement pas franchement au rendez-vous, je dirais 3000 personnes au mieux, mais qu’elle est joyeusement hétérogène point de vue âge. Du gamin avec ou sans parent, du papy à cheveux longs et cuir ou le poil ras en tenue du dimanche, et une bonne dose de 20 ans et plus là pour se prendre quelques bonnes grosses décibels. Plaisant à voir.

Les gentils teutons quittent la scène, on en jamais été aussi près. Et puis ca y est ils entrent sur scène en contre jour. Phil Campbell guitare à la main, Mikkey Dee file derrière ses fûts et bien sûr Lemmy Kilmister, basse en bandoulière. Le public est déjà en transe, tous poings levés. «Bonsoir. We are Motörhead, and we play rock n’roll. » OK. C’est parti.

Après deux trois chansons d’excellent facture, du oldies but goodies et un ptit nouveau (Be My Baby), Campbell demande l’air narquois « Can’t we make it louder ? » Banco. C’est fort, très fort; les titres s’enchaînent, on a ce qu’on désirait, c’est du Motörhead pur jus, ca va vite, ca déride les conduits auditifs, ca fait sauter certains chevelus. Bonheur. De Killers à In the Name of Tragedy en passant par The Chase is better than the catch, il n’y a pas tromperie sur la marchandise. Puissant.

On arrive gentiment au petit hommage de Lemmy à son vieux pote Phil Lynott, avec la reprise de Rosalie, titre mythique du Live and Dangerous de Lizzy… et qui était déjà une cover de Bob Seger pour la petite histoire. C’est plaisir, ca fait pas mal aux seins. On enchaine sur un merveilleux Sacrifice. Fast, avec un drum solo « anthologiesque » de Mr. Mikael Delaoglou, touffe blonde 80’s survoltée. Si Dieu existe il doit avoir une permanente blonde et aimer le rock n roll.

Ca repart jusqu’à la fin du concert, Iron Fist avant laquelle Lemmy nous promet bien sûr de revenir si on fait beaucoup de bruit. Héhé. Et quel rappel entamé par un petit Whorehouse blues pas piqué des hannetons où Campbell et Dee, tous deux armés d’une guitare sèche encadrent Lemmy à l’harmonica. La classe. La vraie, la belle.
Les voix s’élèvent, le public veut son Ace of Spades. Ca vient, ça vient. On se termine avec le ptit Overkill qui va bien, Mikkey Dee balance ses baguettes tandis que Lemmy laisse sa basse gueuler toute seule alors qu’ils nous ont dit au revoir depuis longtemps. Le son retombe peu à peu, les lumières se rallument. On se dégrippe un peu les genoux, les oreilles ne jouissent même pas du silence relatif. On rejoint le parking heureux comme pas deux (en même temps on était trois).

Les gars vous revenez quand vous voulez …

Setlist (me gourre p’tet sur une ou deux)
1. Doctor Rock
2. Stay Clean
3. Be My Baby
4. Killers
5. Metropolis
6. Over The Top
7. One Night Stand
8. I Got Mine
9. In The Name Of Tragedy
10. Sword Of Glory
11. The Chase Is Better Than The Catch
12. Rosalie
13. Sacrifice
14. Just ‘Cös You Got The Power
15. Going To Brazil
16. Killed By Death
17. Iron Fist
Rappel
18. Whorehouse Blues
19. Ace Of Spades
20. Overkill

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