Zodiac

Une nouvelle fois David Fincher ne nous déçoit pas avec Zodiac, l'histoire vraie de l'enquête menée parallèlement et parfois conjointement par la presse et la police sur un tueur en série qu'on appelait... Zodiac.

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Zodiac

Une nouvelle fois David Fincher ne nous déçoit pas avec Zodiac, l’histoire vraie de l’enquête menée parallèlement et parfois conjointement par la presse et la police sur un tueur en série qu’on appelait… Zodiac.

Le scénario s’appuie donc le roman de Robert Graysmith, incarné par l’excellent Jake Gyllenhaal (Donnie Darko forever), dessinateur au San Francisco Chronicles, qui à force de se passionner pour cette histoire couverte par des collègues devint un enquêteur des plus acharnés. Zodiac, tueur en série qui bute un peu partout et un peu n’importe quand dans la région de San Francisco, prend un malin plaisir à envoyer des petites missives à la presse, accompagnées de petites grilles de jeux mystères, si chères à nos coeurs de bambins élevés au Mickey poche et autres gauloiseries. Mais revenons à nos mouflons.

Du côté de la presse nous trouvons donc Graysmith, « cartoonist » qui se prend d’amitié pour le journaleux foutrement berbe Avery incarné par le toujours fameux Robert Dounait Jr. (private joke inside). Côté flic, là encore casting de fort bon goùt avec dans le rôle de l’inspecteur Toschi l’impeccable Mark Ruffalo, vu dans Collateral notamment, et, ô plaisir, nous retrouvons Anthony Edwards aka Dr Green, dans celui du sympathique inspecteur Armstrong.

On pourrait grosso merdo trouver trois segments dans cet excellent film: L’enquête des flics, celle d’Avery, et cellede Graysmith… Evidemment c’est cette dernière qu’on retiendra le plus avec ce tueur qui attire de plus en plus Graymisth, coupant ce dernier de sa famille.

Résumons-nous. L’histoire est fort intéressante, la mise en scène n’en parlons même pas, Fincher fait ce qu’il veut, et c’est toujours impec’, San Francisco est un personnage à elle toute seule, l’ambiance des 70′ et des early 80’s est rien chouette, la salle de rédaction au début du film est un bonheur on dirait Les hommes du président, et croyez-moi c’est pas rien, d’autant que la filiation ne s’arrête pas là … Et la liste de point positif pourrait encore et encore s’allonger tellement on s’ennuit pas une seule seconde, pas comme le flim de la veille, mais ça c’est une toute autre histoire.

Ne vous attendez pas à voir Seven, ce n’est clairement pas une traque ou un film d’action. C’est autre chose. Toujours est-il que ca vaut le coup, que je ne trouve plus mes mots parce que je vais m’en aller voir Motörhead en concert dans notre bonne vieille bourgade dijonnaise et que ca aussi, ca vaut le coup.

Je vais quand même en profiter pour gueuler encore un ptit coup sur les connards qui tiennent le cinéma Devosges à Dijon, qui alors que nous lisions les écrans de textes finaux n’ont rien trouvé de mieuxque de nous rallumer la salle. Pas mal les gars. Ca c’est respectueux de l’oeuvre et du spectateur. Merde.

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