Infernal Affairs

Salut les aminches. Après quelques temps de silence, emmuré dans une fainéantise crasse relativement scandaleuse, il me vient soudainement l’idée qu’il serait ptet temps de se sortir quelque peu les jointures de l’arrière train. Qui plus est, il s’agit d’une journée véritablement propice à l’effort, puisqu’en un après–midi, votre serviteur a réussi l’exploit de terminer Phoenix Wright (les salauds, ils ont vraiment l’esprit tordu) dans un premier temps, puis d’apprendre que Lindsay « Gruik » Lohan resterait gentiment enfermée dans son enclos et ne poserait donc pas ses grosses pattes pleines de boue sur la charmante Keira dans un film à venir (ô joie, ô rassurage, j’en aurai fait des cauchemars). Pour bien finir cet après midi de folie (réminiscence Club Doesque, hé oui le mercredi c’était le bon temps), le visionnage d’Infernal Affairs III, ultime volet qui vient clore en beauté une trilogie policière HK de grande qualité, et qui vaut bien un p’tit article quand même.

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Infernal Affairs

Salut les aminches. Après quelques temps de silence, emmuré dans une fainéantise crasse relativement scandaleuse, il me vient soudainement l’idée qu’il serait ptet temps de se sortir quelque peu les jointures de l’arrière train. Qui plus est, il s’agit d’une journée véritablement propice à l’effort, puisqu’en un après–midi, votre serviteur a réussi l’exploit de terminer Phoenix Wright (les salauds, ils ont vraiment l’esprit tordu) dans un premier temps, puis d’apprendre que Lindsay « Gruik » Lohan resterait gentiment enfermée dans son enclos et ne poserait donc pas ses grosses pattes pleines de boue sur la charmante Keira dans un film à venir (ô joie, ô rassurage, j’en aurai fait des cauchemars). Pour bien finir cet après midi de folie (réminiscence Club Doesque, hé oui le mercredi c’était le bon temps), le visionnage d’Infernal Affairs III, ultime volet qui vient clore en beauté une trilogie policière HK de grande qualité, et qui vaut bien un p’tit article quand même.

Commençons par le commencement, voulez vous. En l’an de grâce 2002, les amis Mak et Lau nous ont délivré un p’tit bijou, une petite perle policière sur fond de mafia, d’infiltration, et donc forcément de trahison où le chat chasse la souris et inversement. Alors ça se passe à Hong Kong, et nous avons droit à 2 gros face à face : l’un entre le commissaire Wong (Anthony Wong Chau Sang) et Sam (Eric Tsang), le parrain de la Mafia HK, et l’autre beaucoup plus caché et souterrain entre les 2 anciens meilleurs élèves de l’école de police, Yan (Tony Leung) et Ming (Andy Lau). Pourquoi ils sont ennemis, me direz-vous ? hé ben c’est à la fois très simple et très compliqué : Yan est un flic dans la mafia (Vinnie Terranova powaaa ^^) infiltré depuis 10 ans et il est devenu au prix d’habiles subterfuges le bras droit de Sam ; de l’autre côté Ming est un mafieux infiltré dans la police au service de Sam, et il jouit d’un certain respect au sein de son service, à l’exception peut-être de Wong qui semble se méfier quelque peu de ce jeune loup aux dents longues et aux méthodes parfois radicales. Pour corser le tout, le commissaire Wong est le seul allié de Yan et le seul à connaître sa véritable identité (z’avez rien compris, tant mieux, z’avez qu’à regarder le film, non mais). Les enjeux sont terribles, les moments de tension superbement retranscrits (vive le morse, les plâtres, les parkings souterrains, et les portables qui résonnent dans les grands couloirs en ligne droite). Les 4 personnages principaux sont remarquables, interpretés de main de maître par 4 immenses acteurs, même si bien sûr il faut décerner une mention spéciale aux 2 plus jeunes qui ne se croisent que 5 minutes dans tout le film, mais quelles rencontres ! Une fin du tonnerre poignante et émouvante à souhait, des scènes clés mémorables et visuellement marquantes, un scénario hyper rusé et finalement désarmant de simplicité : non vraiment, il est très dur de faire quelque remontrance à ce premier volet qui tape vraiment dans le très haut de gamme.

Infernal Affairs II ou je suis une jeune taupe qui commence à faire ses preuves : réalisé un an après le 1er volet toujours par nos 2 compères, l’histoire est cependant plus complexe et moins linéaire : nous sommes en 1991, et les 2 jeunes infiltrés débutent leur carrière respective dans leur milieu d’ « adoption ». Le big boss des parrains s’est fait comme qui dirait refroidir, et son fils (superbe binoclard interprété par Francis Ng, ça c’est du nom) reprend le business avec comme subalterne le alors sympathique et humble Sam. C’est également l’occasion de voir qu’en 1991, Wong et Sam avaient une relation somme toute courtoise et bon enfant, puisque les 2 larrons en période d’apprentissage également de leur côté n’ont pas encore un ego surdimensionné entraînant moult étincelles et pétages de plomb comme dans le premier opus. Alors le film pâtit légèrement de l’absence de Tony Leung et d’Andy Lau, car leurs jeunes alter ego n’ont évidemment pas leur charisme et leur talent, même s’ils s’en sortent vraiment très bien. J’aurai juste un petit reproche, c’est d’avoir finalement beaucoup plus fouillé le personnage de Ming et ses relations sentimentales ambigües avec une dame, au détriment de celui de Yan beaucoup moins mis en avant (mais tout cela sera rattrapé dans le dernier volet). Ce sont également les seuls véritables défauts sur lesquels on pourra s’attarder, avec peut-être pour les plus difficles une histoire moins facile d’accès que le premier volet, car plus détalillée et plus fouillée à tous les niveaux. Nonobstant , on échappe pas à quelques scènes d’anthologie marquantes à souhait et à une fin qui est une fois de plus d’excellente facture.

Infernal Affairs III, réalisé dans la foulée du 2eme, répond de manière magistrale à l’adage jamais deux sans trois. D’une part, on sait que c’est le dernier et on est un peu dégoûtés de savoir que la fin approche inexorablement (ça , c’est la marque des grands films à mon sens). D’autre part, ô joie, ô victoire, Tony Leung et Andy Lau are back et ça, c’est super bonnard. Un p’tit résumé de l’histoire vite fait : l’action se déroule 10 mois après celle d’Infernal Affairs I, et Ming reprend peu à peu du service après avoir été rétrogradé dans un obscur service pendant près d’un an. Réintégré au sein de l’IGS, il va rapidement suspecter Yeung, un jeune inspecteur aux dents longues comme lui,de s’être acoquiné légèrement avec le milieu des triades (comme par hasard) : du coup, l’ombre de Yan plane de nouveau… Une nouvelle fois, il sera question de taupes, d‘intrigues machiavéliques entre les protagonistes des 2 camps, les gentils, les méchants, et les gentils-méchants (donc 3 camps en fait ^^) : c’est alambiqué bien comme il faut, ptet même un petit peu trop parfois, il faut le reconnaître (défaut récurrent des 3 films dirons nous). Comme je disais plus haut, la part belle est donnée au personnage de Tony Leung et plus particulièrement sa relation avec la psychanalyste, le Dr Lee et là moi je dis un grand oui : quel bonheur de voir longuement la délicieuse Kelly Chen, son personnage étant largement mis en avant dans cet ultime opus. Au final, on a un film irréprochable sur le plan esthétique et celui du jeu, un très bon scénario, même si les scènes fortes qui étaient les points forts des 2 premiers volets sont ici relativement plus discrètes et s’effacent face à la psychologie des personnages et à des scènes plus intimistes. Pour ne rien gâcher, les 5 dernières minutes sont particulièrement bien senties, et l’ultime scène boucle remarquablement l’ensemble, en revenant si l’on peut dire au commencement, et faisant marcher à plein les souvenirs du spectateur, franchement ravi par ce clin d’œil (en l’occurrence, ça n’engage que moi) : véritablement rien chouette cette fin.

3 films, près de 6 heures de grand cinoche, des acteurs superbes, du suspense, de l’émotion, de l’action, de la tension : une trilogie policière somme toute remarquable et qui fait plaisir par où elle passe. Merci les gars, vous nous en refaites une comme ça quand vous voulez, pi ça f’ra plaisir à Marty, au cas où il ait envie de regagner un Oscar à la va comme j’te pousse (soupir).

PS : oh oui, j’ai failli oublier, dans le III, cocorico les z’enfants : y a Zizou (et c’est pas des blagues)

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