300

Après un excellent Sin City, un sympatoche V pour Vendetta, et en attendant Watchmen - soit dit en passant réalisé, comme le film qui nous interesse par Zack Snyder -, voici 300, adapté d'après Frank Miller, avec l'appui du maître.

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300

Après un excellent Sin City, un sympatoche V pour Vendetta, et en attendant Watchmen – soit dit en passant réalisé, comme le film qui nous interesse par Zack Snyder -, voici 300, adapté d’après Frank Miller, avec l’appui du maître.

Aloooooooooors que dire de ce modeste film à petit budget … Ben à vrai dire pas grand chose. La BD, fort courte, présentait la bataille des Thermopyles, défendus par 300 guerriers spartiates emmenés par leur roi Léonidas, contre la gigantesque armée perse du roi Xersès. Si vous voulez connaitre le vainqueur, lisez-la… Ou alors allez voir ce sympathique objet filmique… car ce qui aurait pu (dû ?) être une tuerie, ce contente d’être un bon divertissement.

Le point fort du film est à n’en pas douter sa technique. Les décors sont beaux, les filtres sont bien choisis … le grain est peut-être parfois un peu trop visible mais là je fais mon chieur. Dans l’ensemble c’est très réussi. L’esthétique « millerienne » est respectée, des costumes aux piercings en passant par le bestiaire. Pour ma part je trouvais déjà la présence de monstres saugrenue dans le comics, et bien j’ai pas changé d’avis. Les goûts et les couleurs …

En parlant de goût, bon choix que celui de Zack Snyder derrière la caméra. La mise en scène est dynamique, quoiqu’un brin stéréotypée. Par contre le Snyder scénariste et son dialoguiste se sont bien plantés. Il y a beaucoup, mais alors beaucoup de passages verbeux, de phrases bancales, qui gagneront sans doute en crédibilité en VO mais qui resteront de toutes les façons bien stupides …

C’est dommage car le casting très british n’est franchement pas mauvais. L’écossais Gerard Butler campe un Leonidas bien propre, très droit, épaulé par sa douce reine Gorgo, excellente Lena Headey, vue dans les Frères Grimm. Comme dans toute histoire grecque, il faut un traître à barbiche, ce sera encore un anglais avec le génial Dominic « McNulty » West (the Wire / Sur écoute). Vous tenez là un bon trio. Ajoutez à cela des seconds couteaux rompus à l’exercice (David Wenham, Vincent Regan, Stephen McHattie), le casting est quasiment sans faute. Quasiment parce qu’il y en a de bien belle. Le dieu-roi Xersès notamment. Une grande baderne de plus de 2m, bien épilé, le corps huilé, des piercings partout… vous me direz : « Mais c’est la BD ! » et vous aurez entièrement raison. Mais pourquoi diable un jeu aussi caricatural. Peut-être qu’il était homosexuel comme un athénien -pas moi qui le dit c’est Leonidas ^^- mais merde, pourquoi. En plus je suis sûr que Rodrigo Santoro est capable de mieux. M’enfin. Pas bien grave mais bon… C’est fâcheux.

Dernier écueil, mais il est de taille pour cette adaptation cinématographique, c’est que le peplum a été ramené à la vie en 2000 par un certain Gladiator, bon film de Ridley Scott, et qui reste pour beaucoup comme un « standard », parce que seule référence « moderne » du genre. Alors voir Leonidas et Gorgo allongés dans les blés … C’est gênant. Peut-être est-ce un hommage, qui sait, laissons à Zack Snyder le bénéfice du doute.

En conclusion, on a affaire à un bon divertissement, malheureusement sans prétention, parce qu’il y avait du matos pour rendre la chose un peu plus excitante.

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