La vie des autres

Das Leben der Anderen. Ah la p'tite claque du dimanche après-midi... Mmm ca fait du bien. Certains diront que deux claques allemandes en trois jours ça fait beaucoup - et ils auront sans doute raison -, mais celle-ci ne vous donnera pas de remords à aimer les kartoffeln, bien au contraire. Ce film est un chef-d'oeuvre, un vrai, qui j'espère ne repartira pas d'Hollywood brocouille.

par

Das Leben der Anderen

Das Leben der Anderen. Ah la p’tite claque du dimanche après-midi… Mmm ca fait du bien. Certains diront que deux claques allemandes en trois jours ça fait beaucoup – et ils auront sans doute raison -, mais celle-ci ne vous donnera pas de remords à aimer les kartoffeln, bien au contraire. Ce film est un chef-d’oeuvre, un vrai, qui j’espère ne repartira pas d’Hollywood brocouille.

Alors pourquoi aller voir cette « Vie des autres » ?

D’abord pour le contexte et l’histoire. L’Allemagne de l’Est, sa police, la Stasi, qui surveille les gens aux esprits trop ouverts. Parmi eux, un couple d’artistes, un auteur de pièces de théatre, Georg Dreyman, et sa compagne, comédienne, Christa Sieland, qui va parfois tripoter dans le plus grand secret le ministre de la culture … C’est d’ailleurs ce dernier qui ordonne la surveillance du couple afin de trouver de quoi se débarasser du rival, en apparence beaucoup trop honnête. Chargé de ses écoutes, un homme froid, Wiesler, va peu à peu se fasciner pour le couple.

A la fois film historique et drame sentimentale, la Vie des Autres est divinement interprèté –des fois je m’enflamme pour un rien, mais là, je le jure, non-. En tête, Ulrich Mühe, animal de sang froid au début du film, l’impassible officier Wiesler va bien malgré lui se retrouver face à des sentiments qui auraient dû lui rester inconnus. Sebastian Koch, vraie bonne gueule -un Powers Boothe teuton avec 20 ans de moins quoi-, et Martina Gedeck sont au diapason, formant un couple des plus crédibles.

Florian Henckel von Donnersmarck. Ca sera dur, mais retenez ce nom. M’est avis qu’on en entendra parler à nouveau dans les années à venir. Il a écrit et réalisé ces 2h15 d’une émotion juste qui ne se dilue jamais dans des torrents d’effets lacrymaux portée par la sublime musique de Gabriel Yared et Stéphane Moucha, avec moult cordes qui feront vibrer vos tripes comme rarement.

C’est juste, magnifique du début à la fin. Je crois que même en cherchant vraiment la toute toute toute petite bête, je serai incapable d’y trouver à redire. Foncez.

Laisser une trace

  • (will not be published)