Les Infiltrés -The Departed-

Aïe aïe aïe. Vous qui vous étiez délectés d'Infernal Affairs voilà quelques années, vous pouvez aujourd'hui passer votre chemin devant ce remake américain, lent & ennuyeux, bien loin du panache original.

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The Departed

Aïe aïe aïe. Vous qui vous étiez délectés d’Infernal Affairs voilà quelques années, vous pouvez aujourd’hui passer votre chemin devant ce remake américain, lent & ennuyeux, bien loin du panache original.

Bah oui. Pourtant l’affiche est alléchante. Scorsese dirigeant Matt Damon (je le met en premier parce que les 2 Bourne sont rien chouettes), Leo di Caprio et Jack Nicholson, avec des seconds rôles aussi sympas que Martin Sheen, Alec Baldwin ou Mark Walhberg, ca a de quoi apâter le spectateur. Le casting est goûtu donc.

Mais, car il y a un mais et il est de taille, passé les vingt premières minutes un peu différentes -et les dernières, belle invention ricaine mais on y reviendra-, on s’ennuie ferme. L’ intéressante exposition à Boston nous amène à rencontrer le jeune Colin Sullivan (Matt Damon par la suite), enrôlé par le caïd de la pègre irlandaise Jack Nicholson. Il intègrera l’école de police pour les jouer les taupes de ce dernier. Il y cotoiera, sans pour autant faire connaissance Billy Costigan (Leo), rejeton d’une famille mafieuse, qui tente honnetement de rentrer dans la police. Le p’tit Billy est finalement recruté par Queenan (Martin Sheen) pour retourner dans la rue, car vu son arbre généalogique, il ferait la parfaite taupe. Voilà donc le vilain devenu flic et le gentil flic devenu vilain gangster.

On entend les Dropkick Murphys, je jubile. Mais l’excitation première retombe inexorablement. Le reste n’est qu’un film moyen, sans âme, plombé par des atermoiements pseudo-psychologiques. Les scénaristes de ce chef d’oeuvre (80e sur imdb, on croit rêver) ont voulu développer le personnage féminin, ajouter d’autres flics qui ont autant d’intérêt que le malheureux parpaing aperçu au début du film. Merci les gars. Résultat: un peu plus d’une heure de plus, qui ne sert strictement à rien, sinon à vous faciliter le transit intestinal.

Et la fin, arf que dire de la fin sans vous la révéler. C’est vrai ca serait moche. Disons que la version hong-kongaise était magnifique quoiqu’un peu immorale. La version Scorsese est aux antipodes, si vous voyez ce que je veux dire. Nullissime.

Vous l’aurez compris, à part ses acteurs et sa BO, pas grand chose à faire de ce nouveau remake de film asiatique made in Hollywood.

Filez dans votre vidéoclub ou dans votre supérette vidéo fétiche vous prendre Infernal Affairs, ca vous coûtera sûrement moins cher qu’un ticket pour voir sa bien pâle copie au ciné.
Je redonnerai sa chance à celui-ci en DVD et en VO … On sait jamais sur un malentendu …

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