Völkerball

Mmm Rammstein. Ce simple nom de bourgade allemande suffit à me hérisser les poils du dos. Non pas que je connaisse la ville de la banlieue de Kaiserslautern, mais c'est le nom qu'ont choisi, voilà maintenant une bonne dizaine d'années, 6 est-allemands pour leur groupe. Et quel groupe.

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Mmm Rammstein. Ce simple nom de bourgade allemande suffit à me hérisser les poils du dos. Non pas que je connaisse la ville de la banlieue de Kaiserslautern, mais c’est le nom qu’ont choisi, voilà maintenant une bonne dizaine d’années, 6 est-allemands pour leur groupe. Et quel groupe.

C’est aujourd’hui qu’est sorti leur nouveau DVD Live intitulé Völkerball, consécutif à la tournée Reise Reise. Les images ont été capturées aux arènes de Nîmes, à la Brixton Academy de Londres, au Club Citta de Tokyo et à l’Olympiski de Moscou. Cadeau Bonux: il y a même le CD du concert dans la jolie boîte – qui est aussi bien chiante à déplier -.

C’est beau la France …
C’est LE gros dossier ces galettes. Ne serait-ce que pour le cadre. Les arènes de Nîmes. Waouh. On en prend d’entrée plein les mirettes sur Reise, Reise et le rythme ne retombera jamais pendant 103 mn de bonheur pur pour quiconque aime Rammstein. Le show est rôdé, les effets pyrotechnique sont impec’ et parfaitement mis en valeur par une bien belle photo et un montage moins épileptique que sur le Live aus Berlin – qui il faut bien l’avouer était parfois Death on the Roadien -. Les vues globales des arènes sont donc à pleurer de joie, on en avait eu un petit extrait avec le DVD de Rosenrot… mais là il faut bien l’avouer, c’est splendide. On trouvera juste dommage que certains plans depuis la fosse ne soient pas des plus stables. Rien de bien grave cependant. Ces mecs sont habités, et n’oublient pas d’avoir le sens de la mise en scène. Ce n’est pas une caméra qui bouge légèrement qui va nous gacher ce joli moment.

La part belle est logiquement faite aux 3 dernières productions, mais on retrouve les classiques Du riechst so gut, Du hast, etc. Qui s’en plaindrait ? Les dernières chansons, déjà bien agréables en studio deviennent pour le coup exceptionnelles, grâce en soit rendue à un public en transe, hypnotisé par un Till au meilleur de sa forme, qui se laisse même parfois aller à quelques curieuses vocalises, mais rassurez-vous, il se martèle toujours aussi bien la cuisse. Je ne citerai que Los, où Richard Zven Kruspe joue à la sèche et électrise aussi bien la gent féminine que masculine et où Flake joue singulièrement du clavier au nez de la foule française. Rhhhha c’est bon. Moins d’effets, toujours plus de classe.

Le set de Nîmes Reise, Reise – Links 2 3 4 – Keine Lust – Feuer Frei – Asche zu Asche – Morgenstern – Mein Teil – Stein um Stein – Los – Du Riechst So Gut – Benzin – Du Hast – Sehnsucht – Amerika – Rammstein – Sonne – Ich Will – Ohne Dich – Stripped.

Bon, Nîmes se termine, je suis dur de partout, je peux m’arrêter là ?
Nîmes est passé. Le principal est vu, c’est vrai. Mais quand même, les autres valent le coup d’oeil. Brixton notamment. Autre lieu, autres moeurs on est un peu moins transportés. Le son est toujours très bon, le montage diffère de Nîmes, plus d’effets et de filtres en tout genre. Faut être client car c’est clippeux à mort… mais c’est efficace. En plus Rein Raus n’est pas sur le set nîmois, alors merde. Sehr gut.
Par contre Tokyo… «Sushi !!!», Si Till est excellent, le public nippon est quelque peu effacé. Ces deux morceaux et demi font un peu remplissage, d’autant que le petit passage docu/live moscovite – sur fond de Moscau evidemment – s’il est sympatoche, n’apporte pas des masses. Arf on s’en fout après tout. C’est sympa malgré tout… Et puis si on veut en savoir plus, on enfourne la seconde galette dédiée aux documentaires.
Londres Sonne – Rein, Raus – Ohne Dich – Feuer Frei.
Tokyo Mein Teil – Du Hast – Los.

On trouve sur le DVD Bonus deux bons documentaires, le premier Anakonda im Netz tournant pas mal autour de Nîmes, concert qui les a visiblement bien marqué, pour le lieu, son histoire, et le public, un bel amalgame de nationalités. Le second nous raconte la fabrication de Reise, Reise, entre Malagà et Berlin. Ces deux docus sont très chouettes, marrants et pour le moins interessants.

Bon, je banque alors ?
Vous n’avez bien evidemment pas le droit de passer à côté de cette somptueuse double galette et de son petit cd audio qui fait plaisir. Vous vous priveriez de ce qui est déjà un classique, à placer entre le Rock in Rio de Maiden et le Stiff Upper Lip d’ACDC, pas bien loin du Live à Wembley de Queen. Rien que ça.

Gute nacht … und viel glück – ou gutes glück , mon allemand est loin, très loin ^^ –

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