Sandi Thom – Smile, it confuses people

Où le lecteur aura le privilège de voir s'établir des connexions pourtant peu évidentes de prime abord entre des artistes portant le nom de Sandi(y), le rugby, Billy Crawford, les séries de TF1 en fin d'après midi et le cassoulet Fleury Michon

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Où le lecteur aura le privilège de voir s’établir des connexions pourtant peu évidentes de prime abord entre des artistes portant le nom de Sandi(y), le rugby, Billy Crawford, les séries de TF1 en fin d’après midi et le cassoulet Fleury Michon

Il y a quelques années, l’explosion d’Internet avait permis à certains groupes et interprètes de rencontrer un public qu’ils ne pouvaient atteindre auparavant, en raison des barrières élevées par les maisons de disque.
Aujourd’hui, ce phénomène est devenu monnaie courante, et semble à long terme bien plus porteur que nos bien aimées émissions de real TV retransmises depuis Damary les Lys ou du pavillon Baltard ( bonsouar !!). En France, l’exemple le plus frappant (pan dans la gueule), c’est Lorie (on ne rit pas au fond s’il vous plaît) : notre patriotisme exacerbé et parfois forcené dans certaines circonstances comme celles-ci nous montrent bien à quel point la France aime à se démarquer et à faire preuve de discernement, de stratégie commerciale et de bon goût : après quelques tubes bien sentis (je serai… ta meilleure amie, sur un air latino (oh oh oh oh), Week end et bien d’autres) doublé d’une pseudo idylle avec un sous Michael Jackson de bazar(Billy Crawford ou que tu sois, on est avec toi…), la jeune demoiselle a su mettre à terre des grandes stars telles Eve Angeli (aïe mes yeux, je ne vois plus…) ou Sandy Valentino qui ont pourtant en leur temps remporter le radio crochet de Lolo Boyer.
Et pendant ce temps, au royaume de Sa Majesté la Reine, nos amis british ont eu cet été le bonheur de découvrir une jeune demoiselle écossaise de 25 printemps, charmante au demeurant et répondant au doux nom de Sandi Thom : alors s’il est clair que l’année prochaine on espère bien leur mettre une branlée avec Michalak et ses potes au rugby, faut bien avouer qu’en musique, ils ont toujours 3 siècles d’avance sur nous.

L’album s’intitule Smiles…It confuses people ( ce qui n’est pas faux) et comporte 10 morceaux dont voici l’analyse détaillée, argumentée (parfois) et poussée (pas trop) :

When horsepower meant what it said : un très bon début à la KT Tunstall (on a envie de faire wouhou comme avec Alice). Un bon morceau d’entame avec un rythme country de toute beauté : ça démarre bien

I wish I was a punk rocker : alors le morceau de la découverte : c’est bien écrit, super bien interprété (j’avoue avoir des a priori avec le a capella, surtout à cause du Trio Esperança, groupe que j’abhorre au plus haut point, mais là en l’occurrence c’est très chouette), un rythme péchu avec un bon p’tit tambourin et des clap clap qui donnent envie de faire clap clap : sous la douche, dans la bagnole, au boulot, dans la rue, ça reste scotché à la tête, c’est bon, c’est très bon. En plus le clip est vraiment super sympa (ça change de Tribal King)

Lonely girl : petit morceau industrio comercialo pop, de facture honnête, rien de transcendental, rien de vilain, perso c’est pas le genre de morceau qui me transporte

Sunset Borderline : joli morceau avec une jolie petite guitare en début et fin de morceau. Pas mal

Little remedy : ça marche bien aussi, rythme plaisant. On sent quand même un transport bien plus important quand il s’agit de morceaux enjoués (vision toute personnelle qui n’engage que l’auteur de ses lignes).

Castles : la plus longue et sans doute à mon goût la plus dispensable : me fait penser à un morceau qu’on trouve à la fin d’une série djeune US du style Les Frères Scott (vous savez ce moment où après un événement un peu dramatique ou triste, on voit tous les acteurs regardés dans le vide , écrire des lettres, manger devant la télé, faire rebondir un ballon de basket assis sur les marches d’un escalier, et tout ça sans qu’ils disent un mot, juste avant le fondu de la fin de l’épisode) : ce morceau là, je le trouve typique (j’ouvre une parenthèse juste pour dire que je trouve la petite Sophia Bush relativement mignonne, c’est elle qui écrit des lettres à la fin d’un épisode des Frères Scott ^^, bref, je referme la parenthèse)

What if I’m right : des clap des clap, de l’harmonica, encore un bon morceau, on repart dans ce qui fait la force du début de l’album

Superman : belle ballade qui passe gentiment : elle irait bien aussi à la fin d’un épisode des Freres Sc… Oui bon d’accord, vous z’allez me dire que je suis un peu obsédé par cette série : j’aurai pu dire à la fin d’un épisode de Felicity ou de Dawson, désolé (mais la p’tite Sophia Bush est tellement jolie en même temps)

The Human jukebox : wah celle là je la trouve vraiment vachement bien (décidément c’est bon les clap clap avec le tambourin, y a pas à chier). Un morceau qui me plaît beaucoup beaucoup : rien de révolutionnaire en soi, mais ça balance pas mal.

Time : « C’était les Frères Scott. Dans un instant, retrouvez la Star Academy ». Bon, je vais ptet prendre rendez vous, y a quelque chose à faire là. Sinon, une jolie petite ballade pour finir, un peu comme Superman.

Donc pour conclure, 32 minutes (un peu court mais bon Insomniac de Green Day fait 32 minutes aussi) de bonnes chansons folk pop country bien sympathiques, entrecoupés de ballades de facture honnête, mais qui plombent un peu la pêche des bons morceaux. Pour moi I wish I was a punk rocker demeure the morceau de ce disque même si je suis également fan de When horsepower, What if I’m right et The Human Jukebox.
Un très bon début, où les influences diverses et variées se font ressentir de toute part. Continuez comme ça mademoiselle, c’est du bon boulot. Clap Clap

PS : Les Frères Scott, c’est nul (les filles sont jolies, c’est tout).

PPS : j’ai pas pu placé le cassoulet Fleury Michon, désolé (en même temps, est ce qu’ils font du cassoulet, Fleury Michon ? Pas sûr…)

www.sandithom.com/site/index.html
www.youtube.com/watch?v=xr9rMqkG9h0

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