Little Miss Sunshine

Grandiose. Grandissime. Exceptionnel. Merveilleux. Sublime. Remarquable. Marquant. Mémorable. Sensationnel. Enorme. Prodigieux. Jouissif. Terrible. Inoubliable. Bat. Encore.

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Little Miss Sunshine

Grandiose. Grandissime. Exceptionnel. Merveilleux. Sublime. Remarquable. Marquant. Mémorable. Sensationnel. Enorme. Prodigieux. Jouissif. Terrible. Inoubliable. Bat. Encore.

J’en ai plein d’autres des comme ça pour décrire ce somptueux petit objet filmique qu’est Little Miss Sunshine. Le genre de « petit film » – tout juste auréolé d’un prix à Deauville – qu’on va voir parce que la bande annonce sentait bon le road movie sympa en minibus VW jaune, avec des acteurs qu’on aime bien et une craquante gamine aux grosses lunettes qu’on a tous croisés un jour.

Nous voilà donc installé dans le seul cinéma de Dijon à passer ce bijou. Vous remarquerez que je tais le nom du bouiboui, mais je vais pas faire de la pub à des barbares qui coupent les génériques de fin. Surtout quand il s’agit de Cowboy Bebop.

Je m’égare. On est là pour causer de Little Miss Sunshine. Nous le devons à Jonathan Dayton et Valerie Faris, réalisateurs de plusieurs clips des Red Hot (Otherside, Californication, Road Trippin, By the Way et The Zephyr Song) ou des Smashing Pumpkins. Bref pas des manchots qu’ont plutôt eut bon goût par le passé.
Force est de constater que pour leur premier long, ils ne sont pas passés à coté de leur sujet, celui d’une famille plus qu’atypique lancée dans un trip en minibus à travers les USA pour permettre à la petite dernière, Olive (adorable Abigail Breslin) de participer à un pseudo concours de mini-miss comme ils en existent beaucoup trop là-bas.
Dans ce sympathique sextet, on trouve le bon père de famille, Richard (Greg Kinnear), qui ne connaît pas – et ne veut pas connaitre – la défaite. Une mentalité que ne connait pas son père Edwin (Alan Arkin), papy pas bégueule renvoyé de son hospice pour usage de produits prohibés Il est également l’entraîneur de la gamine. Sheryl (Toni Colette), la femme de Richard, qui doit déjà se coltiner tout ce petit monde se retrouve avec son frère Franck (excellent Steve Carell) sur le dos. Grand spécialiste de Proust, le frangin sort d’une tentative de suicide raté. Le frère d’Olive n’est pas en reste. Le grand Dwayne (Paul Dano) tient depuis 9 mois sans avoir prononcé le moindre mot. Il lit Nietzsche et fait de la muscu en attendant de pouvoir passer le concours d’entrée dans l’US Air Force.

Par un concours de circonstance toute cette petite famille recomposée embarque dans un van jaune, à lui seul un personnage. Mais j’en ai déjà trop dit. Ce patchwork pourrait être une énième comédie mielleuse et indigeste mais non. Grâce à des personnages si subtilement écrits et interprètés qu’ils ne sont pas le moins du monde caricaturaux, une réalisation et un montage pleins de bon sens et une bande originale du meilleur cru (même pas disponible en France – bande d’incapables -), on obtient peut être le meilleur film de 2006. Rien que ça. J’y vais peut-être un peu fort mais je l’assume completement. Je n’étais pas sorti d’un cinéma avec une banane pareil depuis … … … je ne sais plus.

Si vous cherchez un film drôle, touchant, absolument pas convenu ni prévisible, foncez-y.

J’y retournerai bien moi. En attendant, je garderai le silence jusqu’à la sortie du DVD wink

ENCULES DE DEVOOOOOSGES !!!!!!
Voilà c’est fait

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