Hypnotize

Il fallait bien que j'en parle, je l'ai tellement attendu ... Un coup marketing plus que contestable mais une première partie fort appréciable, cet Hypnotize m'a franchement déçu à la première écoute, il faut l'avouer.

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Il fallait bien que j’en parle, je l’ai tellement attendu … Un coup marketing plus que contestable mais une première partie fort appréciable, cet Hypnotize m’a franchement déçu à la première écoute, il faut l’avouer.

What’s the philosophy of displaced mines
the bombing oh homes and villages

Ca attaque rudement bien avec cette Attack. Parole et phrasé bien goutus, on retrouve un Serj en grande forme au chant, cette petite guitare inimitable … la machine est lançée, on n’a presque pas entendu Daron chanter, on se dit que peut être, nous qui avions été déçu par la quasi main mise du guitariste songwriter sur Mezmerize on allait enfin pouvoir entendre notre grand Serj beugler melodieusement pendant trois quart d’heure… et on est vite douchés.

Dreaming of Screaming
Someone kick me out of my mind
I Hate this Thoughts I can’t deny

Le souci ne vient pas forcément de Dreaming. Leurs voix sont mêlées agréablement mais on en vient à suspecter le producteur Daron d’avoir légerement poussé sa voix au moment du mixage, histoire qu’on l’entende plus que Serj. Enfin bon, j’adore quand même cette petite chanson où les changements de rythme vont toujours bon train, entre rythmique bestiale et passage ascentionnel grandiose. Et les trémolos du grand barbu je suis fan de toute façon.

Accidents happen

Tu m’étonnes. Là j’avoue Kill Rock’n’Roll me laisse franchement froid. C’est un bon single radio, je secouerai sans doute la tête dans l’ambiance houblonienne et enfumée du Beer Country, mais seul dans ma p’tite chambre de pauvre travailleur (sortez les violons ;)), ca me fait chier. Expliquer pourquoi est une autre paire de manche. C’est du System déjà entendu; pas désagréable mais loin d’être indispensable.

Mezmerize the simple minded
Propaganda leaves us blinded

J’aime finalement beaucoup Hypnotize. Finalement car au début, je la trouvais sympa. Sans plus. Et puis au fur et à mesure, on a vraiment affaire à du SOAD très propre. Beau chant de Serj, Daron en fait juste un peu trop quand il pousse sa voix, mais musicalement, cette petite guitare orientale qui monte qui monte, avec les riffs derrière, accompagnées par les fûts… j’ai envie de dire banco. Ca fera un beau single.

Two skies, two suns, watching them all go

Attention chef-d’oeuvre 🙂 Stealing Society Le début est comme il le faut pour me plaire: John martèle, grosse guitare, belle voix de Serj, basse de Shavo hypnotizante, tiens ils sont quatre System of a down ? 😉 Et là Daron chante bien, Les choeurs de Serj sont entêtants, les changements de rythme impeccablement maniés. C’est comme ça que j’aime System !

No One, No One’s gonna save us now, not even God

Tentative ne dépareille pas. Je me répète mas quelle putain de voix ! La rythmique est certes éprouvée, mais pour une fois qu’on entend pas le p’tit chanter je savoure. Les choeurs sont magnifiques, les zozos manient leurs instruments avec classe. Les paroles désenchantées (Nan pas la vilaine fermière) sont belles comme tout. « Quand on me dit s’il vous plait, je dis OUI ! » comme dirait Odin.

Realize you’re blind
And we’re out of time

A la ballade succède le bestial U-Fig qui là encore donne la part belle à Serj au chant. Daron sait ce qu’il sait faire de mieux: astiquer son manche et faire des choeurs qui apportent vraiment. Du System de base mais efficace.

We Have learned that you’ve no
Honor, Murderer, Sodomizer
Back to the river Aras
Freedom, Freedom, Free, Free

Encore une qui gagne à être écoutée plusieurs fois cette Holy Mountains. Musicalement, pas surprenante, pas fait pour de toute façon, les paroles elles ramènent completement au premier album, où les compères aimaient faire allusion à leur pays d’origine, l’Arménie. C’est beau, c’est touchant, pas original mais j’aime, tout simplement.

Terracotta, Terracotta Pie

Vicinity of obscenity. LA chanson de cette galette. Oh la ptite guitare et les ptits choeurs funkies et enfantins dans un background un peu malsain.. Grandissime. Le pendant à Violent Pornography & Radio/Video. A écouter sans modération.

Ass
Selling Ass for Heroïn

Là j’ai franchement du mal avec ce She’s like Heroïn. Chantée par Daron, le rythme est sympa, notamment le pont avec Serj et le final. Mais ca ne sauve pas la chanson pour moi. Déjà entendu tellement mieux… Ennuyeux.

Such a lonely day
And It’s mine

Emmenée par Daron, musicalement quelque part entre une ballade de Scorpion et de Metallica. Ce n’est pas désagréable mais c’est long… Ah bon moins de 3 minutes ?

They were crying when their sons left
God is wearing black

La version longue de Soldier Side referme donc cette double galette. Les deux pépères alignent leurs voix, comme à l’usine, c’est parfait. Peut-être la plus belle alchimie possible entre les deux voix… Peut-être le problème majeur de cette chanson vient du fait qu’elle reprend Soldier Side. J’ai trouvé presque saugrenu d’entendre Welcome to the soldier side, cetc … en plein milieu… Quand bien même, on a affaire à une bonne chanson et l’air vous trottera dans la tête un petit moment.

Alors que retirer de cette nouvelle expérience System-of-a-downienne. Déjà il faut se poser la question une fois qu’on a fait abstraction du débat sur l’interet commercial de sortir deux skeud à 6 mois d’intervalle pour un même album. Honteux, sincères, après tout on s’en fout, c’est pour leurs poches et le prochain album.
Si je devais juger de but en blanc comme ça, je dirai que la déception prime. Je n’ai pas été surpris, exception faite de Vicinity of Obscenity, quand bien même cette dernière empreinte une recette déjà éculée… notamment dans Mezmerize. Le souci principal est donc là, si commercialement l’interet je m’en fous, artistiquement j’ai du mal à le saisir.
J’attendrai toujours un minimum d’invention de la part de mes quatre arméniens, j’y peux rien. Ici il n’est pas question d’invention, tout ça parce que Mezmerize et Hypnotize ne sont qu’un… mais sortis à 6 mois d’intervalle. Mezmerize était bien construit et pouvait faire illusion grâce à son joli final (Lost in Hollywood)… Cet Hypnotize me donnera à jamais un sentiment d’inachevé.

Décousu, sans réel liant, on a affaire à un bon album, sans surprise, comme une boisson light, avec les bons ingrédients mais un manque de goût …

A noter un effort sur le packaging, vous vous ferez un plaisir d’accoupler vos deux boitiers.

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