Ozamu Tezuka : 8 films

Le genre même de dessins animés que j'aurais aimé voir au ciné-club de mon école...

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Le genre même de dessins animés que j’aurais aimé voir au ciné-club de mon école…

Merci, merci, merci smile aux Films du Paradoxe de nous avoir fait découvrir ces chefs d’oeuvres de l’animation que sont ces courts-métrages d’Osamu Tezuka. Le bonheur et le plaisir que j’avais éprouvé à voir ces bijoux au cinéma ont été les mêmes lors du revisionnage.

Le programme cinéma était composée de cinq films : « La Sirène », très jolie petite histoire sur la relation d’un jeune pêcheur et d’ une sirène : il s’agit surtout d’un plaidoyer pour la tolérance et sur l’universalité des sentiments ; « La Goutte », où comment la sécheresse et la soif peuvent rendre fou, dans un DA de 4 minutes totalement jouissif et rempli de burlesque. Il s’agit là des deux courts-métrages les plus conventionnels, ce qui n’enlève rien à leur excellente tenue aussi bien technique que narrative.

Suivait ensuite « Le Film Cassé », magnifique démonstration technique et visuelle de ce grand auteur, qui était autant un virtuose sur papier que sur pellicule : Tezuka utilise le film pour obtenir des effets visuels absolument incroyables qui fait que la pellicule en elle-même est un personnage à part entière du court-métrage : un dessin animé qui aura le Grand Prix du Film d’animation d’Hiroshima en 1985. Cette virtuosité, on la retrouve également sur « Le Saut », où une caméra subjective suit les bonds d’un personnage à travers le monde : un grand moment également.

Enfin, le clou du spectacle, que dis-je la cerise sur le gâteau, venait à l’ultime programme : le chef d’oeuvre, le bonheur visuel à l’état pur : « La Légende de la Forêt », extraordinaire film de 30 minutes (malheureusement inachevé, sans quoi c’eut été la perfection absolue à n’en pas douter) où Tezuka passe en revue toutes les techniques d’animation connues jusqu’alors, pour nous narrer une histoire empreinte de son amour pour la nature et de son grand humanisme. Le tout accompagné d’une musique de Tchaîkovsky qui se marie à merveille avec les images, ce qui fait que cette oeuvre n’aurait nullement dépareillée à côté de Fantasia de Walt Disney dont Osamu Tezuka était d’ailleurs un admirateur transi (les clins d’oeil au papa de Mickey sont d’ailleurs nombreux : atmosphère très Silly Symphonies, apparition de nains ressemblant étrangement à ceux de Blanche-Neige,…).

A tout cela, rajoutons sur l’édition DVD deux autres films d’excellente facture que sont « Histoires du coin de la rue » et « Tableaux d’une Exposition » qui sont deux magnifiques travaux où l’auteur a pu exprimer tout ce qu’il ne pouvait mettre dans les oeuvres qu’il produisait à la chaîne pour la télévision : une sorte d’échappatoire pour montrer librement ses thèmes de prédilection qu’étaient le respect de la nature et des êtres humains, et de son dégoût pour le conflit de quelque nature qu’il soit. Enfin, on a le droit à l’autoportrait de Osamu Tezuka, son ultime oeuvre, où l’on voit défiler des visages à la manière d’un jackpot pendant 13 secondes.

Ces films faisant parti du patrimoine de l’animation mondiale, on ne peut que conseiller de les voir, surtout La Légende de la Forêt qui demeure pour moi une des oeuvres symboliques les plus fortes que j’ai jamais vues en animation, au même titre que Le Roi et l’Oiseau et Le Tombeau des Lucioles ; et pis, c’est pas souvent qu’on a le privilège de voir des choses aussi belles, alors foncez tête baissée, ce serait dommage de passer à côté

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