In your honor

Une double galette d'excellente qualité par le groupe du mâchouilleur fou et du batteur primate avec plein de dents.

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Une double galette d’excellente qualité par le groupe du mâchouilleur fou et du batteur primate avec plein de dents.

Ah celui-là il était vraiment sur ma shopping list depuis un bon bout de temps lorsqu’il a pointé le bout de son nez le 13 juin à la GNAC. Déjà 10 ans d’existence, ce petit groupe est devenu une sacrée référence aujourd’hui, et cela est grandement mérité. Je me rappelerai toujours la 1ère fois où j’ai entendu « This is a call » (leur premier hit (j’aime bien hit, ça sonne bien)) et que l’animateur radio présentait ça comme le renouveau de Nirvana (because Dave Grohl) : je m’attendais à un truc cafardeux, bien dans la lignée du dernier album de Kurt Cobain & CO : que nenni, ça pétait drôlement bien ce p’tit truc là, et les morceaux suivants avaient ce petit côté bourrin et enregistré dans un garage qui avait un je ne sais quoi qui résonnait superbement bien à mes esgourdes… Bref 10 ans plus tard, c’est de mieux en mieux c’est pour dire !!!

Alors quid de ce fameux 5ème et double album des Foo Fighters : eh bien c’est un grand moment, plaisir doublé en plus que demande le peuple. Un 1er disque où le combo se lâche comme jamais, ça fait du bruit, le Dave gueule comme un fou, c’est du bonard, c’est du tout bon, en plus l’ami Taylor Hawkins frappe comme un sourdingue sur ses fûts, Nate Mendel sort des petites lignes de basse toujours aussi terribles et l’ami Chris Shiflett suit le mentor à la guitare comme il se doit. Mais détaillons ensemble les différents titres qui composent ce magnifique objet sphérique qui a dû déjà tourner une bonne centaine de fois chez votre serviteur

– In Your Honor, titre introductif éponyme de l’album : quelle terrible morceau, c’est géant, ça gueule, ça batte comme un boeuf, y a un mur de guitare comme je les affectionne particulièrement, et pi surtout cet arrêt en plein milieu du morceau et tout d’un coup AAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAH (cardiaques s’abstenir). Bon c’est tellement classe que je me suis dit ça va et’ dur de faire mieux après.

– No Way Back : Et là c’est parti pour la patate « habituelle » un morceau plus typé FF, mais foutrement bien, un peu à l’image d’un « Breakout »; Et pi y restera toujours cette ambivalence pour moi « There is no way back from here (hell ?) » que j’adore

– Best Of You : le morceau le plus calibré radio, que j’ai écouté jusqu’à 20 fois de suite en rongeant mon frein avant la sortie de l’album : très bon morceau, mais largement sublimé en live. On sentait déjà une petite différence avec l’album précédent

– DOA : « Nevermind, There’s nothing I could do oh oh » : on reste dans la patate de No Way Back, un titre super, tout le monde est au taquet, la méga-pêche, le bonheur quoi. Encore, encore…

– Hell : Oh elle est toute pitite, même po 2 minutes, mais qu’est-ce que c’est bon. Taylor dit qu’il y a une influence Thin Lizzy dans la guitare de ce titre (que de bon goût !!)

– The Last Song : Sans doute ma préférée, avec la batterie d’entrée de jeu qui pète, qui résonne, 3 petites minutes, mais 3 minutes de bonheur à l’état pur pour moi : tiens, je la remets, y a pas de raison.

– Free me : Il s’agit de ma moins adorée (je pale le français très mieux qu’vous et je vous merde laughing). Peut-être parce qu’elle marque la fin de la méga-patate qui régnait jusqu’alors : ça reste un très bon morceau qui risque sûrement d’être le prochain single (tout du moins, c’est ce que voudrait Dave*).

– Resolve : Plus de douceur (enfin toutes proportions gardées) pour ce très joli morceau qui me plaît vachement : moins heavy, plus pop rock disons, ça montre bien la polyvalence du père Dave à faire des bonnes choses dans plein de styles différents

– The deepest blues are black : J’adore le riff de guitare quand Dave commence à gueuler juste avant le refrain (Tagadagadin Tagadagadin) : en plus, en live ce morceau est magnifique avec un final cultissime.

– End Over End : ouin, c’est déjà fini, sur ce morceau qui est le plus long de l’album (5 min). Ca commence tout doucement, et pi ça s’énerve, pour finir sur un mur de guitares qu’on ne veut pas entendre s’arrêter. Et pi si, ça s’arrête quand même : je m’en fous, je le remets… ou alors j’écoute le 2ème disque (c’est pas con ça)

Donc 2ème disque, et là, ô joie, ô surprise, c’est de l’acoustique (je dis surprise, j’en fais un peu trop, on était prévenus quand même) : mais c’est quand même magnifique. Je vais pas faire le détail de la track list pace que j’ai été un peu long sur le dessus et pi surtout pace que toutes les chansons qui sont sur ce second disque, n’importe quel groupe paierait cher pour en avoir une de ce calibre. Tout est beau : mes préférences vont à Still, Another Round, Friend of a Friend (la Face B écrite à l’époque de Nirvana dépoussiérée pour l’occas’) et le hat-trick final Virginia Moon (où Norah Jones sussure parce que Dave a une grosse voix, le taquin), Cold Day In The Sun (échange batterie-chant entre Taylor et Dave, d’ailleurs Taylor sortirait apparemment un album en début d’année prochaine, si ça se confirme j’achète, pace que c’est rien chouette) et enfin Razor avec ce petit air de guitare bien entêtant que l’on doit à l’ami Josh Homme des QOTSA (Les Reines de l’Age de pierre en français wink)

Bon ben voilà un avis disons le franchement dithyrambique, mais le jeu en vaut largement la chandelle. Encore un album somptueux de la part des FF, même si celui-là, je crois qu’il détrône The Colour and The Shape à mes oreilles, c’est vous dire le niveau. D’autant qu’en live, les morceaux rock sont fameux et j’ai eu l’occasion d’écouter Still et Razor en unplugged : eh ben, c’est boooooooooooooo !!!!

Je crois que j’ai tout dit : ah si, achetez-le, ça je l’ai pas dit, mais c’était lisible entre les lignes quand même.

* NB : bon en fait c’est DOA qui sera le prochain single, c’est plutôt cool d’ailleurs….

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